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Vous cherchez une activité, une sortie à faire à Paris cette semaine du 26 octobre au 1er novembre 2026 ? C’est une semaine de bascule : l’art contemporain a plié ses stands, les vacances de la Toussaint s’achèvent, et c’est le chocolat qui prend la porte de Versailles. Le Salon du Chocolat s’installe du mercredi 28 au dimanche 1er novembre, l’Arc de Triomphe inaugure mercredi un tout nouveau parcours de visite, et deux grandes expositions ferment définitivement leurs portes en fin de semaine.
Trois choses à anticiper. D’abord, les vacances de la Toussaint courent jusqu’au lundi 2 novembre : c’est la dernière semaine, les musées et les lieux familiaux tournent à plein et le billet horaire reste indispensable. Ensuite, nous sommes passés à l’heure d’hiver : le soleil se couche à 17 h 40 lundi et à 17 h 30 dimanche, donc tout ce qui se fait dehors se fait avant 17 h, et les soirées appartiennent aux musées et aux parcours lumineux. Enfin, et c’est le point le plus utile de la semaine : le dimanche 1er novembre est à la fois férié et le premier dimanche du mois, ce qui rend les musées nationaux gratuits. Voici notre sélection de 28 idées de sorties pour cette semaine.
Voir aussi : notre sélection des meilleures activités à faire à Paris
1. Les 3 événements à ne pas rater cette semaine
Le plus grand salon gourmand de l’année, un dimanche férié qui ouvre gratuitement les musées nationaux, et un monument qui se visite autrement à partir de mercredi.
Le Salon du Chocolat, du mercredi au dimanche, à la porte de Versailles
Pourquoi y aller : trente et unième édition, et le seul salon parisien où l’on peut passer quatre heures sans jamais acheter quoi que ce soit : les chocolatiers font goûter, les pâtissiers travaillent devant vous, et le défilé de robes en chocolat reste un spectacle sincèrement bizarre. Le pavillon 5 entier y passe, entre artisans français, pays producteurs de cacao, démonstrations et ateliers. C’est le rendez-vous qui remplit la fin des vacances de la Toussaint sans dépendre de la météo.
Quand : du mercredi 28 octobre au dimanche 1er novembre 2026, tous les jours de 10 h à 19 h — soirée d’inauguration le mardi 27 de 19 h à 22 h
Où : Paris Expo Porte de Versailles, pavillon 5, 1 place de la Porte de Versailles, Paris 15e
Y aller : métro ligne 12 (Porte de Versailles), tramway T2 et T3a (Porte de Versailles)
Budget : 16 € en semaine et 20 € le week-end en plein tarif, 8 € et 10 € pour les enfants, gratuit pour les moins de 6 ans — billetterie officielle du Salon du Chocolat
Mon conseil : venez le mercredi ou le jeudi, et dès l’ouverture à 10 h. Le week-end, le tarif monte de quatre euros et les allées des artisans deviennent impraticables avec une poussette. Autre réflexe : ne goûtez pas tout dans les vingt premiers mètres. Les stands les plus intéressants (les pays producteurs, les torréfacteurs de fèves) sont en général au fond du pavillon, et on y arrive déjà écœuré. Faites un tour complet à vide, puis revenez acheter.
Dimanche 1er novembre : férié, et tous les musées nationaux gratuits
Pourquoi y aller : les deux choses tombent le même jour. Le 1er novembre est un jour férié en France, et c’est aussi le premier dimanche du mois, celui où les musées nationaux ouvrent gratuitement leurs collections permanentes. Concrètement : le musée d’Orsay, le musée Picasso, le musée de Cluny, le musée de l’Orangerie, le Panthéon et une bonne partie des monuments nationaux ne coûtent rien ce jour-là. C’est l’occasion de la semaine, et beaucoup de visiteurs passent à côté faute de le savoir.
Quand : dimanche 1er novembre 2026, aux horaires habituels de chaque établissement
Où : musées nationaux à Paris et en Île-de-France
Y aller : selon le musée — vérifiez le jour de fermeture avant de partir, plusieurs musées ferment le lundi mais sont bien ouverts le dimanche
Budget : 0 € sur les collections permanentes ; les expositions temporaires restent le plus souvent payantes et le Louvre ne participe pas — le mode d’emploi de la Ville de Paris
Mon conseil : réservez un créneau en ligne dès maintenant, même pour une entrée gratuite : c’est exactement le genre de dimanche où les files se forment à 9 h 45 et où les créneaux de l’après-midi sont partis depuis la veille. Et visez un musée moyen plutôt qu’un grand — le Cluny, le musée de la Chasse et de la Nature, le musée national de la Marine se visitent très bien en deux heures un jour de gratuité, là où Orsay sera saturé de 11 h à 16 h. Notre guide des musées gratuits à Paris détaille qui participe et qui ne participe pas.
Triomphe, la nuit : le nouveau parcours de l’Arc de Triomphe, à partir de mercredi

Pourquoi y aller : l’Arc de Triomphe ouvre mercredi une exposition entièrement consacrée à sa vie nocturne : les veillées, les illuminations, les cérémonies de nuit, la flamme du Soldat inconnu ravivée chaque soir à 18 h 30. Le parcours est installé dans les salles hautes du monument, celles que la plupart des visiteurs traversent sans s’arrêter pour filer vers la terrasse. Avec un coucher de soleil à 17 h 30 cette semaine, c’est le bon moment de l’année pour enchaîner les deux.
Quand : à partir du mercredi 28 octobre 2026, et jusqu’au 26 mars 2027
Où : Arc de Triomphe, place Charles-de-Gaulle, Paris 8e — accès par le passage souterrain, jamais en traversant la place
Y aller : métro lignes 1, 2 et 6 et RER A (Charles-de-Gaulle – Étoile) ; prenez la sortie « Arc de Triomphe » et suivez le souterrain
Budget : environ 16 € l’entrée du monument, exposition comprise, gratuit pour les moins de 18 ans et les 18-25 ans de l’Union européenne — annonce officielle du monument
Mon conseil : l’ascenseur est hors service depuis la fin juillet 2026 : il faut monter les 284 marches, et aucune date de remise en service n’est annoncée. Prévenez les personnes qui vous accompagnent, c’est la mauvaise surprise classique. Pour le reste, arrivez vers 16 h 45 : vous faites l’exposition dans les salles hautes, vous sortez sur la terrasse pour le coucher du soleil à 17 h 30, puis vous restez vingt minutes de plus — c’est le moment où les douze avenues s’allument une à une et où tout le monde a déjà rangé son téléphone.
2. Les expositions à voir à Paris cette semaine
Deux fermetures définitives en fin de semaine, et trois grandes expositions qui, elles, tiennent tout l’hiver.
La mode en majesté, à la cour de Thaïlande, au musée des Arts décoratifs — jusqu’au dimanche 1er novembre
Description : le vestiaire royal thaïlandais confronté à la haute couture parisienne : des tenues de cour en soie tissée à la main, et à côté, les robes commandées par la reine Sirikit à Balmain, Dior et Balenciaga dans les années 1960. C’est une exposition de diplomatie autant que de mode, et le montage est magnifique dans les galeries hautes de Rivoli. C’est sa dernière semaine, elle ferme dimanche.
Quand : jusqu’au dimanche 1er novembre 2026 — fermé le lundi, ouvert de 11 h à 18 h, nocturne le jeudi jusqu’à 21 h
Où : MAD – Musée des Arts décoratifs, 107 rue de Rivoli, Paris 1er
Y aller : métro ligne 1 ou 7 (Palais Royal – Musée du Louvre), ligne 1 (Tuileries)
Budget : 15 € plein tarif, 10 € réduit, gratuit pour les moins de 26 ans — fiche de l’Officiel des spectacles
Mon conseil : venez jeudi soir. La nocturne du jeudi jusqu’à 21 h ne concerne que les expositions temporaires et la galerie des bijoux — autrement dit exactement ce que vous venez voir — et le musée est à moitié vide à partir de 19 h, alors qu’il sera plein toute la journée du week-end de clôture. Si vous avez moins de 26 ans, c’est gratuit, ne faites pas la queue au guichet sans votre pièce d’identité.
Gianni Versace Retrospective, au musée Maillol — jusqu’au samedi 31 octobre
Description : la grande rétrospective Versace, prolongée deux fois depuis juin, s’arrête pour de bon samedi. Une centaine de pièces d’archives, les imprimés baroques, les robes à épingles, les collaborations avec les photographes et les top-modèles des années 1990. L’hôtel particulier du musée Maillol, petit et labyrinthique, donne à l’ensemble une densité qu’un grand musée n’aurait pas eue. Dernière semaine, et cette fois il n’y aura pas de prolongation.
Quand : jusqu’au samedi 31 octobre 2026 — se renseigner sur les horaires du jour en semaine de clôture
Où : Musée Maillol, 59-61 rue de Grenelle, Paris 7e
Y aller : métro ligne 10 ou 12 (Sèvres-Babylone), ligne 12 (Rue du Bac)
Budget : environ 17 € plein tarif, réservation d’un créneau fortement conseillée en dernière semaine — fiche de la Ville de Paris sur l’exposition
Mon conseil : prenez un créneau en semaine, mardi ou mercredi. Le dernier week-end d’une expo mode à Paris, c’est deux heures d’attente et des salles où l’on avance au pas — et les salles du Maillol sont étroites, ce qui gâche précisément le détail des pièces. Si vous ne pouvez venir que samedi, visez la dernière heure : les gens partent dîner, et les deux derniers tours de salle se font presque seul.
Mary Cassatt, l’indépendante, au musée d’Orsay

Description : la grande impressionniste américaine enfin traitée pour elle-même, et pas comme la camarade de Degas : quatre-vingts œuvres environ, les scènes d’intérieur, les mères et les enfants, et surtout les pastels et les gravures où elle est la plus moderne. L’accrochage insiste sur son indépendance financière et commerciale — elle vendait, elle conseillait les collectionneurs américains, elle a fait entrer l’impressionnisme aux États-Unis.
Quand : jusqu’au 31 janvier 2027 — fermé le lundi, 9 h 30 à 18 h, nocturne le jeudi jusqu’à 21 h 45
Où : Musée d’Orsay, 1 rue de la Légion d’Honneur, Paris 7e
Y aller : RER C (Musée d’Orsay), métro ligne 12 (Solférino), ligne 1 (Tuileries) puis la passerelle Léopold-Sédar-Senghor
Budget : 16 € plein tarif, 13 € réduit, 12 € en nocturne le jeudi — billetterie du musée d’Orsay
Mon conseil : le musée est gratuit le dimanche 1er novembre (premier dimanche du mois) : vérifiez au moment de réserver si l’exposition temporaire est incluse ce jour-là, ce n’est pas systématique, et prenez de toute façon un créneau. Pour une visite au calme, le meilleur moment reste la nocturne du jeudi après 19 h 30 — à 12 €, c’est aussi le tarif le plus bas de la semaine. Notre guide du musée d’Orsay et de ses expositions détaille les entrées et les files.
Cézanne et nous, au Grand Palais

Description : cent soixante-quatorze œuvres pour raconter non pas Cézanne seul, mais ce que les autres en ont fait : Picasso, Matisse, Braque, Giacometti, et la ligne qui va de la montagne Sainte-Victoire au cubisme. C’est la grande exposition d’automne du Grand Palais rénové, et la nef est enfin débarrassée des stands d’Art Basel, partis dimanche dernier.
Quand : jusqu’au 17 janvier 2027 — se renseigner sur les horaires et les nocturnes du jour
Où : Grand Palais, 3 avenue du Général-Eisenhower, Paris 8e
Y aller : métro ligne 1 ou 13 (Champs-Élysées – Clemenceau), ligne 9 (Franklin D. Roosevelt)
Budget : tarifs et créneaux sur la billetterie, réservation obligatoire — site officiel du Grand Palais
Mon conseil : cette semaine est la bonne fenêtre : la foire est partie, les groupes de vacances scolaires s’arrêtent lundi prochain, et le Grand Palais retrouve des créneaux libres pour la première fois depuis début octobre. Prenez le premier créneau du matin et commencez par la dernière salle en remontant à contre-courant — tout le monde démarre dans l’ordre chronologique, et les deux premières salles sont bouchées pendant la première heure.
Nicolas Flamel, alchimiste de papier, au musée de Cluny
Description : le vrai Nicolas Flamel était libraire-juré de l’université de Paris, et c’est tout le sujet : comment un écrivain public du XIVe siècle est devenu, trois siècles plus tard, le plus célèbre alchimiste d’Europe. Manuscrits, pierres tombales, contrats, et la fabrique de la légende. C’est une petite exposition, intelligente, et le musée de Cluny qui l’accueille est de toute façon l’un des plus beaux de Paris.
Quand : jusqu’au 24 janvier 2027 — fermé le lundi
Où : Musée de Cluny – Musée national du Moyen Âge, 28 rue Du Sommerard, Paris 5e
Y aller : métro ligne 10 (Cluny – La Sorbonne), ligne 4 (Saint-Michel), RER B et C (Saint-Michel – Notre-Dame)
Budget : environ 12 € l’entrée du musée, exposition comprise, gratuit pour les moins de 26 ans de l’Union européenne — site officiel du musée de Cluny
Mon conseil : c’est le musée que je conseille pour le dimanche gratuit du 1er novembre : il est assez grand pour absorber du monde, assez peu couru pour ne pas saturer, et les thermes romains plus la Dame à la licorne valent le déplacement même si l’exposition Flamel ne vous dit rien. Comptez une heure trente, et sortez par la rue Du Sommerard pour tomber directement dans le quartier latin.
3. Théâtre, concerts et spectacles
Une semaine d’Accor Arena presque complète, un Frankenstein pour Halloween au Théâtre de la Ville, et un festival électro qui tient jusqu’au petit matin.
Meryl à l’Accor Arena, lundi et mardi soir
Description : deux soirs de suite à Bercy pour la rappeuse martiniquaise, dont une date supplémentaire ajoutée après l’épuisement de la première. C’est l’aboutissement d’une trajectoire commencée dans les freestyles et le créole, et la salle est de celles qui chantent plus fort que l’artiste.
Quand : lundi 26 et mardi 27 octobre 2026, en soirée
Où : Accor Arena, 8 boulevard de Bercy, Paris 12e
Y aller : métro ligne 6 ou 14 (Bercy), ligne 14 ou RER A (Gare de Lyon)
Budget : tarifs et disponibilités sur la billetterie de la salle — agenda officiel de l’Accor Arena
Mon conseil : sortez par la ligne 14 et pas par la 6. À la fin d’un Bercy complet, la station Bercy est engorgée dix minutes durant ; le quai de la 14 avale la foule beaucoup plus vite, et en six minutes vous êtes à Châtelet. Si vous dînez avant, remontez vers la rue de Bercy côté Cour Saint-Émilion plutôt que vers les restaurants du parvis, qui sont en flux tendu dès 19 h.
Duran Duran à l’Accor Arena, mercredi soir
Description : les Anglais de Rio et de Ordinary World à Bercy, quarante-cinq ans après leurs débuts, et toujours avec le même goût pour les basses et les claviers. C’est un concert de catalogue assumé, parfaitement exécuté, et le public connaît chaque intro.
Quand : mercredi 28 octobre 2026, en soirée
Où : Accor Arena, 8 boulevard de Bercy, Paris 12e
Y aller : métro ligne 6 ou 14 (Bercy)
Budget : tarifs et disponibilités sur la billetterie de la salle — agenda officiel de l’Accor Arena
Mon conseil : si vous hésitez entre une place assise en gradin et une fosse, prenez le gradin pour ce concert-là : la mise en scène est très visuelle et le son de Bercy est meilleur en hauteur, côté face. Et vérifiez l’heure du premier set — sur ce genre de tournée, la première partie commence souvent plus tôt que ce que les gens supposent.
Offspring (A Modern Frankenstein), d’Emily Terndrup, au Théâtre de la Ville, du vendredi au dimanche
Description : un Frankenstein contemporain créé par la performeuse et chorégraphe Emily Terndrup, programmé au Théâtre de la Ville – Sarah Bernhardt pile sur le week-end d’Halloween. La pièce travaille la question de la créature et de la créatrice, dans un registre physique plus que bavard.
Quand : du vendredi 30 octobre au dimanche 1er novembre 2026
Où : Théâtre de la Ville – Sarah Bernhardt, 2 place du Châtelet, Paris 4e
Y aller : métro lignes 1, 4, 7, 11 et 14 (Châtelet), RER A, B et D (Châtelet – Les Halles)
Budget : tarifs et horaires des trois représentations sur la billetterie du théâtre — site officiel du Théâtre de la Ville
Mon conseil : prenez la représentation du vendredi plutôt que celle du dimanche : le dimanche 1er novembre est férié, la ville tourne au ralenti et l’enchaînement d’après-spectacle est nettement moins bon. Vendredi, vous sortez à Châtelet à 21 h 30 avec tout le quartier ouvert — et la place du Châtelet est à cinq minutes à pied des quais de Seine côté île de la Cité, qui est la meilleure fin de soirée gratuite du secteur.
Cat Power à la Salle Pleyel, samedi soir
Description : Chan Marshall dans l’acoustique sèche et précise de Pleyel, c’est-à-dire la meilleure salle possible pour une voix qui chuchote plus qu’elle ne pousse. Concert assis, silence réel, et un répertoire qui va de ses propres chansons à ses relectures d’autres artistes.
Quand : samedi 31 octobre 2026, en soirée
Où : Salle Pleyel, 252 rue du Faubourg Saint-Honoré, Paris 8e
Y aller : métro ligne 1, 2 ou 6 et RER A (Charles-de-Gaulle – Étoile), ligne 2 (Ternes)
Budget : tarifs et disponibilités sur la billetterie — site officiel de la Salle Pleyel
Mon conseil : c’est la bonne soirée du 31 octobre pour qui ne veut pas d’Halloween : pas de déguisement, pas de foule, et une salle où l’on entend respirer. Arrivez à l’heure, vraiment — Pleyel fait patienter les retardataires en haut jusqu’à la fin du morceau, et sur un concert chuchoté cela peut durer. Après le concert, descendez l’avenue de Wagram plutôt que de remonter vers l’Étoile.
Dream Nation, vendredi et samedi, au Parc des Expositions Paris Nord
Description : le grand festival électro parisien d’Halloween, deux nuits, plusieurs scènes, de 20 h 30 à 6 h 15. Au programme annoncé : Pendulum, The Bloody Beetroots, Vini Vici, Don Diablo, Mandragora. Hardstyle, techno, psytrance, drum and bass — chaque scène a son monde, et on ne traverse pas le site en cinq minutes.
Quand : vendredi 30 et samedi 31 octobre 2026, de 20 h 30 à 6 h 15
Où : Parc des Expositions Paris Nord Villepinte, 93420 Villepinte
Y aller : RER B (Parc des Expositions) ; vérifiez le dispositif de transport de nuit avant d’y aller, le RER B ne circule pas toute la nuit
Budget : tarifs par soirée et pass deux jours sur la billetterie officielle — programme scène par scène et billetterie
Mon conseil : la vraie question n’est pas le billet, c’est le retour. À 6 h du matin depuis Villepinte, les options sont limitées et le taxi coûte plus cher que l’entrée. Regardez le dispositif de navettes proposé par l’organisateur au moment d’acheter, ou calez-vous sur la reprise du RER B. Et prenez une veste que vous pouvez laisser au vestiaire : on sort du site à l’aube, en octobre, et il fera 6 °C.
4. Les sorties gratuites cette semaine
Deux soirées de concerts à zéro euro, une nuit de cinéma coréen dans un musée, et trois expositions qui ne demandent pas de billet.
L’ARTE Concert Festival à la Gaîté Lyrique, vendredi et samedi — gratuit sur réservation
Description : deux soirs de concerts entièrement gratuits, sur réservation, dans la grande salle de la Gaîté Lyrique. Le samedi 31 réunit Shygirl, qui présente Swallow!, la Française Uzi Freyja (rap, électro, énergie punk) et la multi-instrumentiste berlinoise UCHE YARA. La soirée du vendredi 30 complète l’affiche. C’est la meilleure affaire musicale de la semaine, et de loin.
Quand : vendredi 30 et samedi 31 octobre 2026 — samedi de 19 h 15 à 23 h 15
Où : Gaîté Lyrique, 3 bis rue Papin, Paris 3e
Y aller : métro ligne 3 (Réaumur – Sébastopol), lignes 4 et 11 (Châtelet puis Rambuteau), ligne 11 (Arts et Métiers)
Budget : 0 €, gratuit sur réservation dans la limite des places disponibles — page officielle de la Gaîté Lyrique
Mon conseil : réservez tout de suite, et venez quand même en avance. Sur une soirée gratuite avec une tête d’affiche comme Shygirl, la réservation ne garantit pas la place si vous arrivez à 21 h : la salle applique le remplissage dans la limite des places disponibles. Arrivez à l’ouverture, voyez les deux premiers sets — Uzi Freyja sur scène vaut le détour même si vous ne la connaissez pas — et vous aurez la bonne place pour la suite.
Visionnaires, de Prune Nourry, au Petit Palais — gratuit
Description : l’artiste installe ses sculptures et ses figures de guérisseuses dans les galeries du Petit Palais, en dialogue avec les collections permanentes. Prune Nourry travaille depuis des années sur le corps, la maladie et la réparation, et l’accrochage joue sur les contrastes avec les plâtres et les marbres du musée. Et c’est gratuit, comme tout le Petit Palais.
Quand : jusqu’au 24 janvier 2027 — fermé le lundi, ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 18 h
Où : Petit Palais, avenue Winston-Churchill, Paris 8e
Y aller : métro ligne 1 ou 13 (Champs-Élysées – Clemenceau), ligne 9 (Franklin D. Roosevelt)
Budget : 0 € — entrée libre, y compris pour l’exposition — fiche officielle du Petit Palais
Mon conseil : enchaînez avec l’Arc de Triomphe le même après-midi : le Petit Palais ferme à 18 h, vous remontez les Champs-Élysées à pied en vingt minutes et vous arrivez pile pour la terrasse à la tombée de la nuit. Et profitez-en pour voir l’accrochage Eva Gonzalès, également gratuit et dans le même bâtiment — il complète très bien la Mary Cassatt d’Orsay, deux femmes peintres de la même génération.
La K-Horror Night au musée Guimet, samedi 31 — gratuit
Description : deux films d’horreur coréens projetés dans l’auditorium du musée Guimet le soir d’Halloween, en version originale sous-titrée : Dernier train pour Busan à 19 h 30, puis Seoul Station à 22 h. Le second est le film d’animation qui sert de prologue au premier — les voir dans l’ordre inverse de leur chronologie, dans un musée d’arts asiatiques, est une très bonne idée de programmation.
Quand : samedi 31 octobre 2026, séances à 19 h 30 et 22 h
Où : Auditorium Jean-François Jarrige, musée national des arts asiatiques – Guimet, 6 place d’Iéna, Paris 16e
Y aller : métro ligne 9 (Iéna), ligne 6 (Boissière), ligne 6 ou 9 (Trocadéro)
Budget : 0 €, gratuit sur réservation — la billetterie ouvre en avance et part vite, interdit aux moins de 12 ans pour Dernier train pour Busan — site officiel du musée Guimet
Mon conseil : si vous n’avez pas réservé, présentez-vous quand même vingt minutes avant la séance de 22 h : sur une projection gratuite, les désistements de la deuxième séance sont nombreux et l’auditorium remet souvent des places à l’entrée. Et faites le trajet par le Trocadéro : la place est à six minutes à pied, et la vue sur la tour Eiffel illuminée avant d’entrer dans une nuit de films de zombies est un enchaînement que je recommande sincèrement.
[IN]IMAGINABLE à Fluctuart — gratuit
Description : le centre d’art urbain flottant amarré au pied du pont Alexandre-III consacre l’automne au lowbrow et au pop surréalisme : Ron English, Todd Schorr, Jeff Soto, plus des installations d’Amandine Urruty, Benjamin Lacombe, Stom500 et Veks Van Hillik. C’est coloré, monstrueux, très graphique, et l’entrée est libre comme toujours à Fluctuart.
Quand : jusqu’au 20 décembre 2026 — vérifiez les horaires du jour avant de vous déplacer
Où : Fluctuart, port du Gros Caillou, Paris 7e — sur la berge, en descendant côté rive gauche du pont Alexandre-III
Y aller : métro ligne 8 ou 13 (Invalides), RER C (Invalides), ligne 1 ou 13 (Champs-Élysées – Clemenceau) puis le pont
Budget : 0 € — entrée libre — site officiel de Fluctuart
Mon conseil : montez directement sur le pont supérieur et regardez les œuvres après. La péniche a trois niveaux et le dernier donne sur la Seine, les Invalides d’un côté et le Grand Palais de l’autre ; à 17 h 30 cette semaine, c’est l’un des meilleurs points de vue gratuits de Paris sur le coucher de soleil. Vous redescendez voir l’exposition ensuite, à la lumière artificielle, qui convient d’ailleurs mieux à ce genre de peinture.
Pop Art Car 2.0, sur les Champs-Élysées — gratuit
Description : une voiture transformée en œuvre pop, exposée en vitrine sur l’avenue, à voir au passage plutôt qu’en détour. C’est court, c’est gratuit, et c’est l’une des rares choses à faire sur les Champs-Élysées qui ne consiste pas à entrer dans une boutique.
Quand : jusqu’au 31 janvier 2027, aux horaires d’ouverture du showroom
Où : 53 avenue des Champs-Élysées, Paris 8e
Y aller : métro ligne 1 (George V), ligne 1 ou 9 (Franklin D. Roosevelt)
Budget : 0 € — entrée libre — recensement des expositions gratuites de Sortiraparis
Mon conseil : c’est l’arrêt de cinq minutes à glisser entre le Petit Palais et l’Arc de Triomphe, sur le même trajet à pied. Ne faites pas le déplacement pour ça seul, mais si vous remontez l’avenue de toute façon, c’est une halte qui casse agréablement la monotonie des vitrines — et un prétexte honnête pour s’asseoir cinq minutes.
5. Que faire à Paris cette semaine avec un ado
Un parcours nocturne qui ferme samedi, un musée d’art contemporain gratuit jusqu’à 18 ans et ouvert tard, et une expo de street art montée pour quatre jours seulement.
Le Parc de l’Étrange, au parc André-Citroën — derniers soirs jusqu’à samedi

Description : un parcours nocturne de 1,9 km dans le parc André-Citroën, treize univers éclairés, brume, bandes-son, quelques comédiens, et un final aérien, Voiles des Ombres, à la place du feu d’artifice. Il y a une section optionnelle, « Grands Frissons », nettement plus inquiétante que le reste — c’est elle qui intéresse les adolescents, et on peut la contourner. Compter une heure à une heure et quart de marche. Dernière semaine : le parcours ferme définitivement samedi 31.
Quand : jusqu’au samedi 31 octobre 2026 — entrées de 18 h à 22 h du 25 au 29 octobre, puis nocturnes spéciales le vendredi 30 jusqu’à 23 h et le samedi 31 jusqu’à minuit, avec plus de comédiens et d’effets
Où : Parc André-Citroën, entrée à côté du 40 rue Leblanc, Paris 15e — sortie à l’angle de la rue Balard et de la rue de la Montagne de l’Espérou
Y aller : métro ligne 8 (Balard), ligne 10 (Javel – André Citroën), RER C (Pont du Garigliano), tramway T3a
Budget : de 17,90 € à 31,90 € selon la date et la catégorie — le tarif réduit à 19,90 € s’applique aux étudiants et aux moins de 26 ans, donc à votre ado, sur présentation d’un justificatif — site officiel du Parc de l’Étrange
Mon conseil : aucun âge minimum officiel, et c’est précisément le piège : c’est un parcours de nuit avec comédiens, stroboscopes et niveaux sonores élevés, parfait à partir de 12-13 ans et carrément décevant pour un ado de 16 ans si vous sautez les « Grands Frissons ». Prenez-les. Prenez aussi le créneau du samedi 31 : c’est le seul soir ouvert jusqu’à minuit, avec le dispositif complet. Deux détails pratiques : le sol est en terre et sera boueux, donc pas de baskets blanches, et le parcours est à sens unique — entrée rue Leblanc, sortie à l’autre bout du parc, ce qui change le trajet de retour.
Le Palais de Tokyo, ouvert jusqu’à 22 h — et gratuit pour les moins de 18 ans
Description : c’est le musée parisien le plus adapté à un adolescent, pour trois raisons : c’est de l’art contemporain qui assume le format spectaculaire, ça ferme à 22 h et non à 18 h, et c’est gratuit pour les moins de 18 ans. Trois expositions sont en place depuis le 21 octobre, dont Toi et ta bande, sur les collectifs d’artistes installés loin des villes, et les sculptures textiles de Sonia Gomes. Les volumes bruts du bâtiment font la moitié du travail.
Quand : jusqu’au 14 février 2027 pour Toi et ta bande — ouvert tous les jours de 12 h à 22 h, fermé le mardi, et ouvert jusqu’à minuit le jeudi
Où : Palais de Tokyo, 13 avenue du Président-Wilson, Paris 16e
Y aller : métro ligne 9 (Iéna), ligne 6 ou 9 (Trocadéro), RER C (Pont de l’Alma)
Budget : 13 € plein tarif, 9 € réduit, gratuit pour les moins de 18 ans — un mineur doit être accompagné en soirée — site officiel du Palais de Tokyo
Mon conseil : venez le jeudi et arrivez à 20 h. Le Palais de Tokyo ouvre jusqu’à minuit ce soir-là, et après 21 h on est pratiquement seul dans des salles de 2 000 m² — c’est à ce moment-là qu’un ado qui « n’aime pas les musées » change d’avis, parce que l’expérience ressemble plus à une exploration qu’à une visite. Laissez-le passer devant et choisir l’ordre des salles, il n’y a pas de parcours imposé. Et sortez par la terrasse côté Seine : la tour Eiffel est à trois cents mètres, de face, éclairée.
Empreintes, de SAX, à la Fondation Eugène Napoléon, du jeudi au dimanche — gratuit
Description : le street-artiste SAX investit pour quatre jours seulement un lieu normalement fermé au public : une soixantaine de peintures originales, un parcours photo en plein air accroché aux grilles extérieures, les clichés de ses interventions de Land Art — dont une dans la baie du Mont-Saint-Michel — et une œuvre éphémère créée dans le jardin intérieur. Du street art montré par l’artiste lui-même, qui est sur place, et c’est gratuit.
Quand : du jeudi 29 octobre au dimanche 1er novembre 2026 — vernissage le jeudi 29 de 18 h à 22 h en présence de l’artiste, puis vendredi 11 h-20 h, samedi 11 h-21 h, dimanche 11 h-20 h
Où : Fondation Eugène Napoléon, entrée par le jardin de l’impératrice Eugénie, 2 rue de Picpus, Paris 12e (adresse également indiquée au 254 rue du Faubourg Saint-Antoine)
Y aller : métro lignes 1, 2, 6 et 9 et RER A (Nation), à quelques minutes à pied
Budget : 0 € — entrée libre, sans réservation — présentation détaillée de l’exposition
Mon conseil : allez-y au vernissage jeudi soir, c’est ce qui fait la différence à cet âge : l’artiste est là, il explique comment on peint sur une plage de la baie du Mont-Saint-Michel une œuvre que la marée efface six heures plus tard, et un ado retient ça bien mieux qu’un cartel. Commencez par le parcours extérieur sur les grilles, qui est visible même si une salle est fermée, puis entrez par le jardin. L’adresse exacte est ambiguë selon les sources : repérez l’entrée du jardin au 2 rue de Picpus, et si elle est fermée, faites le tour par le 254 rue du Faubourg Saint-Antoine.
Pour d’autres idées calibrées pour cet âge, voyez notre page activités à Paris pour les jeunes et les adolescents.
6. Que faire à Paris cette semaine en amoureux
La nuit tombe à 17 h 30 : les nocturnes de musées redeviennent la meilleure sortie à deux de la semaine.
Stan Douglas, Parallax, au Jeu de Paume en nocturne le mardi
Description : une quarantaine de films, installations vidéo et séries photographiques du Canadien Stan Douglas, sur la façon dont on fabrique l’histoire et les images. C’est une exposition sombre, lente, pleine de salles de projection où l’on s’assoit — autrement dit l’inverse d’une visite où l’on se perd chacun de son côté. Et le Jeu de Paume est au coin du jardin des Tuileries, place de la Concorde.
Quand : jusqu’au 10 janvier 2027 — fermé le lundi, 11 h à 19 h, et nocturne le mardi jusqu’à 21 h
Où : Jeu de Paume, 1 place de la Concorde, Paris 1er
Y aller : métro lignes 1, 8 et 12 (Concorde)
Budget : 14 € plein tarif, 7,50 € ou 9,50 € réduit — et gratuit pour les étudiants et les moins de 26 ans le dernier mardi du mois, c’est-à-dire ce mardi 27 octobre — site officiel du Jeu de Paume
Mon conseil : le bon créneau : mardi 27 vers 19 h. C’est la nocturne, c’est le dernier mardi du mois donc gratuit si vous avez moins de 26 ans, et les salles de projection sont enfin calmes. Pour enchaîner : sortez côté Tuileries, traversez le jardin dans la nuit jusqu’à la rue de Rivoli — dix minutes — et prenez un verre dans le quartier Saint-Roch, qui est à la fois proche et beaucoup moins touristique que les terrasses de la Concorde. Attention, les Tuileries ferment à la tombée de la nuit : si les grilles sont closes, longez la rue de Rivoli sous les arcades, c’est aussi joli.
Les Nuits de Lumière au château de Vincennes, tous les soirs

Description : une quinzaine d’installations lumineuses et numériques de quatorze artistes internationaux, installées dans l’enceinte du château de Vincennes, du pont-levis aux pavillons du Roi et de la Reine en passant par le donjon. Le morceau central est une projection monumentale, De d’Artagnan à Joséphine Baker, suivie d’un final appelé « Le Grand Mix ». On marche dehors, dans le noir, dans un château — c’est exactement le genre de sortie qui marche à deux sans qu’on ait à se parler tout le temps.
Quand : jusqu’au 8 novembre 2026, tous les soirs de 18 h 30 à 23 h environ
Où : Château de Vincennes, avenue de Paris, 94300 Vincennes
Y aller : métro ligne 1 (Château de Vincennes), RER A (Vincennes)
Budget : 18 € plein tarif, 14 € réduit, 12 € pour les 6-12 ans et le pass famille, gratuit avant 6 ans — fiche officielle des Nuits de Lumière
Mon conseil : réservez un créneau après 20 h et pas à l’ouverture : à 18 h 30 il ne fait pas encore complètement noir dans la cour, et la moitié des installations perd son effet. Après 20 h, le site s’est vidé des familles et le parcours devient vraiment beau. Habillez-vous pour une heure dehors sans bouger beaucoup — il fera 8 °C. Et pour enchaîner, redescendez à pied l’avenue de Paris vers Vincennes centre plutôt que de reprendre la ligne 1 tout de suite : il y a plus de terrasses ouvertes à 22 h côté Vincennes que côté porte de Paris.
Le Petit Palais et les quais, le dimanche 1er novembre en fin de journée — gratuit
Description : la sortie à deux à zéro euro de la semaine, et elle tient debout parce que le 1er novembre est férié : les musées nationaux sont gratuits, la ville est au ralenti, et les quais sont rendus aux promeneurs. Le programme : les collections permanentes d’un musée gratuit en début d’après-midi, puis la Seine entre le pont Alexandre-III et le pont des Arts au moment où le soleil se couche à 17 h 30.
Quand : dimanche 1er novembre 2026 — visez 15 h pour le musée, 17 h pour les quais
Où : départ Petit Palais, avenue Winston-Churchill, Paris 8e, puis la rive droite vers l’est
Y aller : métro ligne 1 ou 13 (Champs-Élysées – Clemenceau) à l’aller, ligne 1 (Louvre – Rivoli) ou ligne 7 (Pont Neuf) au retour
Budget : 0 € — le Petit Palais est toujours gratuit, et les musées nationaux le sont ce dimanche-là — la page du 1er novembre de la Ville de Paris
Mon conseil : le créneau exact compte : partez du Petit Palais à 16 h 30, descendez sur la berge basse au pont Alexandre-III, et marchez vers l’est. Vous avez quarante minutes de lumière déclinante, puis les éclairages des ponts qui s’allument un par un, et vous arrivez vers le pont des Arts à la nuit. Pour enchaîner, remontez par la rue de Beaune ou la rue de Verneuil côté rive gauche : c’est le secteur où le plus de petits restaurants restent ouverts un dimanche férié, ce qui n’est pas le cas du tout côté Champs-Élysées. Réservez quand même, le 1er novembre ferme beaucoup de cuisines.
Pour d’autres idées à deux, voyez notre page que faire à Paris.
7. Balades, bonnes idées et sorties plus discrètes
Automne tropical, sous les Grandes Serres du Jardin des plantes
Description : les Grandes Serres en version jungle d’automne : orchidées, plantes carnivores, fruits tropicaux, scénographie dans la serre à l’ancienne. L’intérêt est autant physique que botanique — il fait 25 °C et humide à l’intérieur pendant qu’il pleut sur le Jardin des plantes. C’est la meilleure sortie de repli de la saison, et elle le restera tout le mois de novembre.
Quand : jusqu’au 23 novembre 2026 — fermé le mardi
Où : Grandes Serres du Jardin des plantes, 57 rue Cuvier, Paris 5e
Y aller : métro ligne 7 (Censier-Daubenton), ligne 5 ou 10 (Gare d’Austerlitz), ligne 10 (Jussieu)
Budget : environ 8 € l’entrée des serres, tarifs réduits et billets combinés avec les galeries du Muséum — fiche officielle du Jardin des plantes
Mon conseil : visez l’ouverture le matin et pas l’après-midi : c’est la dernière semaine de vacances scolaires, et à partir de 14 h les serres sont le refuge de tout le quartier. Astuce de buée : laissez votre appareil ou votre téléphone cinq minutes dans la poche en entrant, le temps qu’il se mette à température, sinon toutes vos photos seront laiteuses.
L’appel des profondeurs, au musée national de la Marine
Description : la grande exposition d’automne du musée de la Marine, consacrée à l’exploration des abysses : engins de plongée, cartographie sous-marine, images rapportées par les campagnes scientifiques. Le musée a été entièrement rénové il y a peu et c’est l’un des plus réussis de Paris, dans l’aile Passy du palais de Chaillot — avec, en sortant, la meilleure vue sur la tour Eiffel de toute la ville.
Quand : jusqu’au 4 avril 2027 — se renseigner sur le jour de fermeture avant de venir
Où : Musée national de la Marine, palais de Chaillot, 17 place du Trocadéro, Paris 16e
Y aller : métro ligne 6 ou 9 (Trocadéro)
Budget : tarifs et créneaux sur la billetterie du musée — site officiel du musée national de la Marine
Mon conseil : c’est l’une des meilleures options pour le dimanche gratuit du 1er novembre : musée national, grand, rarement saturé, et un sujet qui tient autant les adultes que les enfants. Sortez par l’esplanade du Trocadéro à la tombée de la nuit, vers 17 h 15 : vous aurez la tour Eiffel en face, allumée, et vous êtes à six minutes à pied du musée Guimet si vous enchaînez.
Jacques Villeglé, Paris à l’arraché, au musée Carnavalet
Description : les affiches lacérées de Villeglé, c’est-à-dire soixante ans de murs parisiens arrachés et montés en tableaux : publicités, affiches politiques, slogans, couches successives d’une ville qui se recouvre elle-même. Montré au musée Carnavalet, qui raconte précisément l’histoire de Paris, le rapprochement est évident et très bien fait.
Quand : jusqu’au 14 février 2027 — fermé le lundi
Où : Musée Carnavalet, 23 rue de Sévigné, Paris 3e
Y aller : métro ligne 1 (Saint-Paul), ligne 8 (Chemin Vert), ligne 1 (Hôtel de Ville)
Budget : les collections permanentes du musée sont gratuites, l’exposition temporaire est payante — tarifs sur la billetterie — site officiel du musée Carnavalet
Mon conseil : même si vous ne prenez pas l’exposition, entrez : Carnavalet est gratuit en permanence et c’est le musée que je recommande à tous ceux qui veulent comprendre à quoi ressemblait leur rue avant Haussmann. Venez en fin d’après-midi, les jardins intérieurs sont très beaux en octobre, et vous êtes à cinq minutes de la place des Vosges, qui est la bonne suite pour une fin de journée dans le Marais.
Le Paris Ekiden, dimanche 1er novembre, au pied de la tour Eiffel
Description : un marathon en relais : des équipes de six coureurs se partagent les 42,195 km, chacun courant 5, 10 ou 7,195 km, sur un parcours qui longe la Seine et passe par le Trocadéro et les Invalides. C’est une course joyeuse, costumée par endroits, et bien plus agréable à regarder qu’un marathon classique parce que les passages de relais créent de vraies scènes.
Quand : dimanche 1er novembre 2026, départ à 9 h
Où : départ quai Jacques-Chirac, Paris 7e, parcours le long de la Seine
Y aller : métro ligne 6 (Bir-Hakeim), RER C (Champ de Mars – Tour Eiffel), ligne 9 (Trocadéro) pour voir passer les coureurs
Budget : gratuit pour les spectateurs sur le parcours ; inscription à 150 € l’équipe, soit 25 € par coureur à six — site officiel du MAIF Ekiden de Paris
Mon conseil : pour regarder, ne restez pas au départ : placez-vous vers le pont d’Iéna ou au pied du Trocadéro vers 9 h 45, c’est là que les équipes se croisent et que les passages de relais se voient. Et si vous ne courez pas mais traversez le secteur dimanche matin, sachez que les quais côté rive gauche seront fermés à la circulation jusqu’en milieu de matinée : prévoyez autrement.
Voilà pour cette semaine du 26 octobre au 1er novembre 2026. C’est une semaine de transition, plus calme que la précédente, mais avec trois choses à ne pas laisser passer : un grand salon gourmand, deux expositions qui ferment pour de bon, et un dimanche férié qui ouvre gratuitement les musées nationaux. Si vous ne deviez faire qu’une seule chose, je dirais le mercredi 28 à l’Arc de Triomphe : la nouvelle exposition « Triomphe, la nuit » dans les salles hautes, puis la terrasse pour le coucher du soleil à 17 h 36 et les douze avenues qui s’allument — en sachant que l’ascenseur est en panne et qu’il y a 284 marches. Si vous ne voulez rien dépenser, prenez l’ARTE Concert Festival à la Gaîté Lyrique vendredi ou samedi, gratuit sur réservation, avec Shygirl à l’affiche du samedi.
Pour voir plus loin, notre panorama des grandes expositions à voir à Paris en 2026 et 2027 couvre tout ce qui tient jusqu’à l’hiver, nos idées pour la fin des vacances de la Toussaint à Paris avec des enfants valent pour les derniers jours de la semaine, et si vous cherchez seulement quoi faire ce week-end, c’est par ici. À noter aussi : la rétrospective Versace au musée Maillol ferme définitivement le samedi 31 octobre, « La mode en majesté » aux Arts décoratifs le dimanche 1er novembre, et les vacances de la Toussaint s’achèvent le lundi 2 novembre.
Cette page est mise à jour chaque lundi : revenez-y dès la semaine prochaine pour savoir que faire à Paris maintenant, et n’hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous avez vu. Bonne semaine à Paris !

