Vous cherchez une sortie à faire ce week-end à Paris ? Le week-end du vendredi 6 au dimanche 8 novembre 2026 est celui de la finale du Rolex Paris Masters et de l’ouverture du Salon Marjolaine au Parc Floral, avec deux nocturnes gratuites qui tombent coup sur coup, vendredi au Louvre et samedi à la Bourse de Commerce.
C’est aussi le dernier week-end des Nuits de Lumière au château de Vincennes, qui s’arrêtent dimanche soir. Voici notre sélection de 19 idées de sorties pour ce week-end.
Voir aussi : notre sélection des meilleures activités à faire à Paris
Les rendez-vous à ne pas rater ce week-end
Quatre rendez-vous qui donnent sa forme au week-end : une exposition qui vient d’ouvrir au sommet de l’Arc de Triomphe, une finale de Masters 1000 dimanche après-midi, un salon qui ouvre samedi pour cinq jours, et un parcours nocturne qui ferme dimanche.
Triomphe, la nuit, à l’Arc de Triomphe

Pourquoi y aller : l’Arc de Triomphe consacre une exposition entière à ce qu’il devient quand la nuit tombe — l’éclairage du monument, les cérémonies au tombeau du Soldat inconnu, la place de l’Étoile vue d’en haut une fois les douze avenues allumées. C’est une des rares visites de monument parisien qui soit meilleure le soir que l’après-midi, et la terrasse reste ouverte jusqu’à 22h30 tout l’hiver. L’exposition a ouvert fin octobre et tient jusqu’en mars, donc rien ne presse — mais la vue sur Paris allumé, elle, est à son maximum maintenant que le soleil se couche avant 17h30.
Quand : du 28 octobre 2026 au 26 mars 2027, donc vendredi, samedi et dimanche. Le monument est ouvert tous les jours, de 10h à 22h30, dernier accès 45 minutes avant la fermeture.
Où : Arc de Triomphe, place Charles-de-Gaulle, 75008 Paris. L’accès se fait par le passage souterrain, côté avenue des Champs-Élysées — jamais en traversant la place.
Y aller : métro lignes 1, 2 et 6 et RER A (Charles de Gaulle – Étoile).
Budget : 16 € plein tarif, gratuit pour les moins de 18 ans et pour les 18-25 ans résidents de l’Union européenne
Mon conseil : l’ascenseur est en maintenance depuis l’été, il faut donc monter les 284 marches — prévoyez-le si vous venez avec des enfants très jeunes ou des genoux fatigués. Et visez l’arrivée vers 17h : vous faites l’exposition en intérieur pendant que le jour tombe, puis vous sortez sur la terrasse pile au moment où les avenues s’allument. L’inverse, monter à 20h, vous fait rater toute la partie documentaire dans la pénombre.
La finale du Rolex Paris Masters, dimanche à Nanterre
Pourquoi y aller : c’est le dernier Masters 1000 de la saison, et le seul tournoi de ce niveau qui se joue à Paris. Les trois jours du week-end sont les trois meilleurs : quarts de finale vendredi, demi-finales samedi, finales dimanche. La salle est immense et sonne fort, le public parisien est connu pour s’enflammer en fin de match, et c’est le genre d’ambiance qu’on ne retrouve pas en regardant à la télévision.
Quand : du 2 au 8 novembre 2026. Vendredi 6 : quarts de finale, session de jour à partir de 14h et session de soirée à partir de 19h. Samedi 7 : demi-finales, à partir de 12h, premier simple à 14h30. Dimanche 8 : finale du double à 12h30, finale du simple à 15h.
Où : Paris La Défense Arena, 99 jardins de l’Arche, 92000 Nanterre.
Y aller : RER A ou ligne 1 du métro jusqu’à La Défense – Grande Arche, puis dix minutes à pied par l’esplanade ; RER E et Transilien L (Nanterre – La Folie), beaucoup plus proche de l’entrée.
Budget : à partir de 16 € pour une session de jour sur le court central, à partir de 20 € pour une session de soirée ; tarifs plus élevés pour les demi-finales et la finale, selon la catégorie
Mon conseil : si vous hésitez entre les trois jours, prenez vendredi. Vous avez quatre quarts de finale au lieu d’un seul match décisif, les places restent trouvables et le prix n’a rien à voir avec celui de dimanche. Descendez à Nanterre – La Folie plutôt qu’à La Défense : l’esplanade de La Défense un samedi de tournoi, c’est vingt minutes de marche à contre-courant. Et le court 1, le vendredi, c’est quatre quarts de finale de double pour le prix d’un billet d’entrée — les doubles sont souvent le meilleur tennis du tournoi.
Le Salon Marjolaine ouvre samedi au Parc Floral
Pourquoi y aller : c’est le plus grand salon bio de France, et de loin le plus ancien. Cinq cents exposants, essentiellement des producteurs qui viennent vendre ce qu’ils font eux-mêmes : fromages, vins nature, pains, huiles, cosmétiques, textiles, plus un gros volet conférences et ateliers compris dans le billet. On y vient autant pour remplir un cabas que pour goûter : les stands de dégustation sont la règle, pas l’exception. C’est le premier week-end, donc les stands sont pleins et les producteurs n’ont encore rien épuisé.
Quand : du samedi 7 au mercredi 11 novembre 2026, donc samedi et dimanche pour ce week-end, de 10h à 19h. Dernière entrée une demi-heure avant la fermeture.
Où : Parc Floral de Paris, route de la Pyramide, 75012 Paris, dans le bois de Vincennes.
Y aller : métro ligne 1 (Château de Vincennes), puis navette gratuite depuis la cour des Maréchaux du château ; RER A (Vincennes) ; bus 112.
Budget : 10 € plein tarif, 7 € en tarif réduit, gratuit pour les moins de 12 ans ; conférences et ateliers compris dans l’entrée, hors ateliers payants à réserver
Mon conseil : prenez la navette, pas la voiture : le parking du Parc Floral sature avant 11h un samedi de salon, et la navette part de la cour des Maréchaux, à cinq minutes du terminus de la ligne 1. Venez avec un cabas rigide et de la monnaie — beaucoup de petits producteurs ont un terminal de paiement capricieux sous les halls. Et le meilleur créneau est le dimanche vers 17h : les producteurs commencent à ne plus vouloir remballer, c’est là que les prix bougent.
Les Nuits de Lumière au château de Vincennes — dernier week-end

Pourquoi y aller : un parcours d’art numérique nocturne dans l’enceinte du château, avec des projections sur le donjon et les courtines. C’est l’une des rares sorties du soir qui tient aussi bien avec des enfants qu’à deux, et le cadre — une forteresse médiévale complète, au bout de la ligne 1 — fait beaucoup du travail. Ce sont les trois derniers soirs : le parcours s’arrête dimanche 8 novembre.
Quand : du 15 octobre au 8 novembre 2026, donc vendredi, samedi et dimanche en soirée, par créneaux.
Où : château de Vincennes, avenue de Paris, 94300 Vincennes.
Y aller : métro ligne 1 (Château de Vincennes), terminus de la ligne, puis cinq minutes à pied ; RER A (Vincennes).
Budget : environ 18 € plein tarif, 14 € en tarif réduit, 12 € pour les 6-12 ans, gratuit pour les moins de 6 ans
Mon conseil : réservez avant jeudi soir si vous tenez à y aller : les derniers créneaux d’un parcours lumière partent toujours dans les trois derniers jours. Prenez le premier créneau, autour de 18h30 — le soleil se couche à 17h21 samedi, la nuit est donc installée, et la première heure est la moins fréquentée. Couvrez-vous sérieusement : tout est en extérieur, dans une enceinte ouverte au vent, et on y reste immobile par moments. Et si vous venez en famille, enchaînez l’après-midi au Salon Marjolaine puis le soir au château : les deux sont au bout de la ligne 1, à dix minutes l’un de l’autre.
Les expositions à voir ce week-end
Cinq expositions, toutes ouvertes vendredi, samedi et dimanche. Deux rappels qui évitent de se déplacer pour rien : le musée d’Orsay et les Catacombes ferment le lundi, le musée de l’Orangerie ferme le mardi.
Mary Cassatt, l’indépendante, au musée d’Orsay

Description : la grande rétrospective de l’automne. Seule Américaine à avoir exposé avec les impressionnistes, Cassatt a passé sa vie à Paris et c’est ici qu’elle se comprend le mieux : les scènes de mère et d’enfant qu’on connaît par les cartes postales, mais aussi les loges d’opéra, les portraits de femmes lisant et toute une série de gravures japonisantes qui expliquent d’un coup la moitié de son œuvre. L’accrochage est dense et vaut largement deux heures.
Quand : du 6 octobre 2026 au 31 janvier 2027, donc vendredi, samedi et dimanche. Le musée ouvre du mardi au dimanche, de 9h30 à 18h, avec une nocturne le jeudi jusqu’à 21h45.
Où : musée d’Orsay, 1 rue de la Légion d’Honneur, 75007 Paris.
Y aller : RER C (Musée d’Orsay), métro ligne 12 (Solférino), bus 63, 68, 69, 73, 83 et 87.
Budget : 16 € plein tarif en ligne, 14 € sur place, 11 € en tarif réduit, gratuit pour les moins de 18 ans et les 18-25 ans résidents de l’Espace économique européen ; le billet donne accès aux collections et à toutes les expositions du moment
Mon conseil : réservez un créneau à 9h30 pile, samedi ou dimanche, et montez directement à Cassatt avant de redescendre dans les collections. Le musée se remplit par le rez-de-chaussée, et l’exposition temporaire reste praticable pendant la première heure alors que la nef est déjà bouchée. Si vous ne pouvez venir qu’en milieu de journée, inversez : commencez par les Nymphéas et les étages, et gardez Cassatt pour 16h30, quand les groupes sont partis. Un seul billet couvre Cassatt et Jenny Holzer — ne prenez pas deux entrées.
Voir notre agenda des expositions du musée d’Orsay
Monet, peindre le temps, au musée de l’Orangerie
Description : l’exposition prend Monet par la question qui l’a occupé toute sa vie — comment peindre une durée, pas un instant — et la déroule des séries de cathédrales et de meules jusqu’aux Nymphéas. L’intérêt du lieu est là : vous sortez de l’exposition et vous entrez dans les deux salles ovales des Nymphéas, qui sont l’aboutissement de tout ce que vous venez de voir. Peu d’expositions parisiennes se terminent aussi bien.
Quand : du 30 septembre 2026 au 25 janvier 2027, donc vendredi, samedi et dimanche, de 9h à 18h. Le musée ferme le mardi, et propose une nocturne le vendredi jusqu’à 21h.
Où : musée de l’Orangerie, jardin des Tuileries, côté place de la Concorde, 75001 Paris.
Y aller : métro lignes 1, 8 et 12 (Concorde), bus 24, 42, 72, 73, 84 et 94.
Budget : 12,50 € plein tarif, 10 € en tarif réduit, 10 € pour la nocturne du vendredi de 18h à 21h, gratuit pour les moins de 18 ans et les moins de 26 ans résidents de l’Espace économique européen
Mon conseil : venez vendredi entre 18h et 21h. C’est 10 € au lieu de 12,50 €, le musée est à moitié vide, et les Nymphéas sous l’éclairage du soir sont une autre expérience que les Nymphéas à 15h avec quarante personnes devant. Faites l’exposition d’abord, les salles ovales ensuite, jamais l’inverse. Et asseyez-vous au centre de la deuxième salle pendant dix minutes sans bouger : c’est exactement comme ça que Monet avait prévu qu’on les regarde.
Jenny Holzer, J’ai vu, au musée d’Orsay

Description : Holzer écrit avec de la lumière depuis quarante ans, et Orsay lui a ouvert la nef et plusieurs salles de collections. Des bandeaux LED, des projections de textes sur les murs et sur les œuvres, des phrases courtes qui se logent dans la tête pour la journée. C’est une exposition qui change complètement selon la lumière extérieure, et le contraste avec les impressionnistes du même étage est le meilleur argument du parcours.
Quand : du 20 octobre 2026 au 21 février 2027, donc vendredi, samedi et dimanche, aux horaires du musée.
Où : musée d’Orsay, 1 rue de la Légion d’Honneur, 75007 Paris.
Y aller : RER C (Musée d’Orsay), métro ligne 12 (Solférino).
Budget : compris dans le billet du musée, 16 € plein tarif en ligne, 14 € sur place, gratuit pour les moins de 18 ans
Mon conseil : gardez Holzer pour la dernière heure avant la fermeture, vers 17h. La verrière d’Orsay écrase les projections en pleine journée, et dès que la lumière baisse les textes reprennent toute leur force. C’est aussi le moment où la nef se vide. Si vous venez un jeudi plutôt qu’en week-end, la nocturne jusqu’à 21h45 est le meilleur créneau de la semaine pour cette exposition précise.
Nadar, inventer Paris, aux Catacombes
Description : Nadar a été le premier à photographier le sous-sol parisien à la lumière artificielle, et l’exposition est installée là où il a travaillé — vingt mètres sous Denfert-Rochereau. On y suit un homme qui a photographié aussi bien les égouts et les carrières que le ciel depuis un ballon, et qui a inventé au passage une partie du métier. Les tirages dans ce décor-là produisent un effet que les mêmes images dans une salle blanche n’ont pas.
Quand : du 29 septembre 2026 au 31 janvier 2027, donc vendredi, samedi et dimanche. Le site ouvre du mardi au dimanche de 9h45 à 20h30, dernier accès visiteur à 19h30.
Où : les Catacombes de Paris, 1 avenue du Colonel Henri Rol-Tanguy, 75014 Paris.
Y aller : métro lignes 4 et 6 et RER B (Denfert-Rochereau).
Budget : environ 29 € plein tarif en billet daté en ligne, gratuit pour les moins de 18 ans
Mon conseil : réservez un créneau en ligne, c’est la seule façon d’éviter la file d’attente de l’avenue, et prenez le plus tardif possible — à partir de 18h30, vous êtes presque seul dans les galeries, ce qui change tout dans un endroit comme celui-là. Mettez des chaussures fermées qui ne craignent pas l’eau : le sol est humide en permanence et il fait 14 °C en bas quelle que soit la météo en surface. Comptez 45 minutes à une heure, et 131 marches à la descente, 112 à la remontée.
La naissance des vagues, à la Conciergerie
Description : une exposition qui vient d’ouvrir dans la salle des Gens d’Armes, c’est-à-dire dans l’une des plus grandes salles gothiques civiles d’Europe. Le lieu est le premier argument : quatre nefs voûtées du début du XIVᵉ siècle, au rez-de-chaussée du Palais de la Cité, qu’on traverse d’ordinaire sans rien d’autre à regarder que l’architecture. Voir un accrochage contemporain s’y installer vaut le détour à lui seul, et c’est la toute première semaine.
Quand : du 4 novembre au 20 décembre 2026, donc vendredi, samedi et dimanche. La Conciergerie ouvre tous les jours, de 9h30 à 18h.
Où : la Conciergerie, 2 boulevard du Palais, 75001 Paris, sur l’île de la Cité.
Y aller : métro ligne 4 (Cité), lignes 1, 7, 11 et 14 (Châtelet), RER B et C (Saint-Michel – Notre-Dame).
Budget : environ 13 € plein tarif pour le monument, exposition comprise, gratuit pour les moins de 18 ans et les 18-25 ans de l’Union européenne ; billet jumelé possible avec la Sainte-Chapelle
Mon conseil : prenez le billet jumelé Conciergerie + Sainte-Chapelle et faites la Sainte-Chapelle d’abord, à l’ouverture à 9h30, pendant que la lumière passe encore dans les vitraux côté est. Vous enchaînez sur la Conciergerie à côté, sans refaire la queue, et vous aurez vu les deux moitiés du même palais médiéval en une matinée. En novembre c’est l’une des rares visites de l’île de la Cité où l’on n’attend pas.
Théâtre, concerts et spectacles
Le Pitchfork Music Festival occupe toute la semaine et finit samedi soir, et deux autres rendez-vous valent le déplacement vendredi.
Les club nights du Pitchfork Festival au Trabendo, vendredi et samedi
Description : les deux nuits qui ferment le Pitchfork Music Festival Paris, dans une salle de taille humaine au bord du parc de la Villette. Vendredi, c’est la release party de Zorza, avec Aamourocean, Alexi Shell et Promis3. Samedi, un plateau électronique mené par Cinthie, avec Dylan Dylan, Fafi Abdel Nour et Mad Rey. Deux soirées très différentes : la première plutôt club et pop expérimentale, la seconde franchement house.
Quand : vendredi 6 et samedi 7 novembre 2026, à partir de minuit les deux soirs. Le festival se tient du 2 au 8 novembre.
Où : Le Trabendo, 211 avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris, dans le parc de la Villette.
Y aller : métro ligne 5 (Porte de Pantin), ligne 7 (Porte de la Villette), tramway T3b.
Budget : billetterie par soirée, tarifs variables selon la soirée ; plusieurs dates du festival sont déjà complètes
Mon conseil : prenez votre billet avant vendredi midi, les club nights du Pitchfork se remplissent toujours dans les dernières 48 heures. Et pensez au retour : à minuit passé, le métro ne vous ramènera pas, et Porte de Pantin n’est pas un quartier où l’on trouve un taxi à 4h du matin. Le Noctilien N13 et N41 passent par là, ou visez le vélo.
Le Pitchfork Avant-Garde, trois soirs autour de Bastille
Description : la meilleure idée du festival : une vingtaine de groupes par soir répartis dans plusieurs petites salles du quartier Bastille, avec un seul billet pour circuler de l’une à l’autre. On y découvre des noms qu’on n’a jamais entendus et qu’on retrouvera dans deux ans en tête d’affiche — c’est exactement l’intérêt du format. Vendredi, le plateau est mené par daine, Freak Slug et Flawed Mangoes ; samedi, par Lido Pimienta, Sharp Pins et Cowgirl Clue.
Quand : les 5, 6 et 7 novembre 2026, donc vendredi et samedi pour ce week-end, en soirée.
Où : plusieurs salles du quartier Bastille, 75011 et 75012 Paris ; le détail des salles est précisé sur la billetterie.
Y aller : métro lignes 1, 5 et 8 (Bastille), ligne 9 (Charonne), ligne 8 (Ledru-Rollin).
Budget : billetterie par soirée, le pass donne accès à l’ensemble des salles du soir
Mon conseil : ne faites pas de programme. Le piège de l’Avant-Garde est de courir d’une salle à l’autre pour cocher des noms et de passer la soirée dans la rue. Choisissez deux salles proches l’une de l’autre, restez dans chacune une heure pleine, et laissez tomber le reste. Et arrivez tôt : les petites salles de Bastille affichent complet dès 21h30 un samedi, et le pass ne garantit pas l’entrée quand la jauge est atteinte.
La nocturne Gustave Fayet à la Fondation Louis Vuitton, vendredi soir
Description : la Fondation reste ouverte jusqu’à 23h pour une soirée construite autour de l’exposition Gustave Fayet, avec un DJ set de Jeanne Added, un concert de Savanah, des micro-visites de dix minutes dans les galeries et un atelier. C’est le format que la Fondation réussit le mieux : le bâtiment de Gehry le soir, à moitié vide, avec de la musique dans l’auditorium et les terrasses accessibles.
Quand : vendredi 6 novembre 2026, de 19h à 23h.
Où : Fondation Louis Vuitton, 8 avenue du Mahatma Gandhi, 75116 Paris, dans le bois de Boulogne.
Y aller : métro ligne 1 (Les Sablons), puis dix minutes à pied, ou la navette depuis la place de l’Étoile ; bus 244.
Budget : tarifs sur la billetterie de la Fondation, réservation d’un créneau nécessaire
Mon conseil : arrivez à 19h précises et montez d’abord sur les terrasses du dernier niveau, avant que la foule ne découvre que c’est ouvert. Les micro-visites sont le vrai bon plan de la soirée : dix minutes, un médiateur, trois œuvres — c’est beaucoup plus efficace qu’un audioguide d’une heure. Et prenez la navette au retour : à 23h, les Sablons à pied à travers le bois, ce n’est pas la meilleure idée de la soirée.
Cendrillon, concert-fiction au Studio 104 de Radio France
Description : un concert-fiction, c’est-à-dire une histoire jouée en direct par des comédiens, un orchestre et une équipe de bruiteurs, dans le grand studio de la Maison de la Radio. Le format est fait pour les enfants à partir de sept ans, mais les parents en sortent généralement plus impressionnés qu’eux : on voit tout le dispositif, les bruiteurs travaillent à vue, et la musique est jouée à deux mètres.
Quand : les 6 et 7 novembre 2026, donc vendredi et samedi. À partir de 7 ans.
Où : Studio 104, Maison de la Radio et de la Musique, 116 avenue du Président-Kennedy, 75016 Paris.
Y aller : métro ligne 6 (Passy), ligne 9 (Ranelagh), RER C (Avenue du Président Kennedy – Maison de Radio France).
Budget : tarifs sur la billetterie de Radio France
Mon conseil : demandez des places dans les premiers rangs latéraux plutôt qu’au centre. De côté, les enfants voient les bruiteurs et leurs accessoires, qui sont installés sur l’avant-scène — et c’est ça qui les scotche, bien plus que l’histoire. Arrivez vingt minutes avant : l’entrée du studio se fait par un contrôle unique et la queue est longue pour un spectacle jeune public.
Les sorties gratuites du week-end
Quatre sorties gratuites, dont deux nocturnes qui tombent le même week-end : le Louvre vendredi soir, la Bourse de Commerce samedi soir. C’est l’un des meilleurs week-ends gratuits du trimestre, et notre page des sorties gratuites ou presque à Paris reprend tout ce qui l’est en permanence.
La nocturne gratuite du Louvre, vendredi soir — gratuit

Description : le premier vendredi de chaque mois, hors juillet et août, le Louvre ouvre gratuitement à partir de 18h — collections permanentes et expositions du moment comprises. C’est le meilleur plan gratuit de Paris et le plus mal connu des Parisiens, qui pensent souvent que la gratuité s’arrête au premier dimanche du mois. Le musée est très différent à cette heure-là : les cars de touristes sont repartis, et on peut traverser la grande galerie sans slalomer.
Quand : vendredi 6 novembre 2026, à partir de 18h et jusqu’à 21h. Dernières admissions à 20h.
Où : musée du Louvre, entrée par la pyramide, cour Napoléon, 75001 Paris.
Y aller : métro lignes 1 et 7 (Palais-Royal – Musée du Louvre), ligne 14 (Pyramides), bus 21, 27, 39, 68, 69, 72, 81 et 95.
Budget : gratuit, mais la réservation d’un billet pour la nocturne reste nécessaire — réservez votre créneau sur le site du Louvre
Mon conseil : réservez dès maintenant, les créneaux de la nocturne gratuite partent plusieurs jours à l’avance et le musée refuse les visiteurs sans billet. Puis faites l’inverse de tout le monde : pendant que la file se forme vers la Joconde, montez au deuxième étage dans les peintures françaises et nordiques, qui sont presque vides un vendredi soir. Trois heures ne suffisent pas au Louvre — choisissez une aile et une seule, et revenez le mois prochain, c’est gratuit tous les premiers vendredis.
La nocturne gratuite de la Bourse de Commerce, samedi soir — gratuit
Description : tous les premiers samedis du mois, la collection Pinault ouvre gratuitement de 17h à 21h. On y voit en ce moment trois accrochages d’un coup : « Remember Me », une très grande exposition collective de quelque 700 œuvres et 81 artistes, « The History of Tears » de Barbara Kruger, et « Le monde selon Penn » consacré au photographe Irving Penn. Et la rotonde sous la coupole, le soir, est l’un des plus beaux volumes d’intérieur de Paris.
Quand : samedi 7 novembre 2026, de 17h à 21h. Le musée est par ailleurs ouvert tous les jours de 11h à 19h, sauf le mardi.
Où : Bourse de Commerce – Pinault Collection, 2 rue de Viarmes, 75001 Paris.
Y aller : métro ligne 4 (Les Halles), lignes 1, 7, 11 et 14 et RER A, B et D (Châtelet – Les Halles), ligne 14 (Pyramides).
Budget : gratuit de 17h à 21h ce samedi, contre 15 € plein tarif et 10 € en tarif réduit le reste du temps — infos pratiques et réservation sur le site de la Bourse de Commerce
Mon conseil : réservez, et visez 17h pile. La nocturne gratuite est connue, les créneaux partent vite et il y a une vraie file à 18h30. Commencez par le dernier niveau et redescendez : la plupart des visiteurs font l’inverse, et vous croiserez tout le monde dans le sens opposé. Gardez dix minutes pour vous asseoir dans la rotonde avant de sortir — c’est la pièce que les gens traversent sans regarder, et c’est la plus belle.
Visionnaires, carte blanche à Prune Nourry, au Petit Palais — gratuit
Description : Prune Nourry investit le Petit Palais avec un parcours de sculptures qui dialogue avec les collections permanentes, et l’entrée est gratuite comme toujours au Petit Palais. L’artiste travaille la figure humaine et le rituel à grande échelle, et le bâtiment — verrière, mosaïques, escalier d’honneur — est un décor que peu d’expositions contemporaines peuvent s’offrir. Deux heures, gratuites, à deux pas des Champs-Élysées.
Quand : du 20 octobre 2026 au 24 janvier 2027, donc vendredi, samedi et dimanche. Le Petit Palais ferme le lundi.
Où : Petit Palais, avenue Winston-Churchill, 75008 Paris.
Y aller : métro lignes 1 et 13 (Champs-Élysées – Clemenceau), ligne 9 (Franklin D. Roosevelt), RER C (Invalides).
Budget : gratuit
Mon conseil : entrez par l’avenue Winston-Churchill et prenez dix minutes pour le jardin intérieur avant l’exposition : c’est une cour à péristyle et bassin que presque personne ne connaît, et le café qui s’y trouve est l’un des plus agréables du quartier. Comme c’est gratuit, on peut venir en deux fois — et l’escalier d’honneur, vu depuis le haut, est la meilleure photo du Petit Palais.
La patinoire gratuite sur le toit du Printemps Haussmann, à partir de samedi — gratuit
Description : la patinoire du toit du Printemps rouvre samedi, et elle est gratuite. L’intérêt n’est pas la glace, qui est petite, mais ce qu’il y a autour : une terrasse en hauteur au-dessus du boulevard Haussmann, avec l’Opéra Garnier et le Sacré-Cœur dans l’axe. C’est le premier jour de la saison, donc avant que les décorations de Noël ne déclenchent la cohue du quartier.
Quand : à partir du samedi 7 novembre 2026, donc samedi et dimanche pour ce week-end, aux horaires du magasin.
Où : toit du Printemps Haussmann, 64 boulevard Haussmann, 75009 Paris.
Y aller : métro lignes 3, 7, 8 et 9 (Havre-Caumartin, Opéra, Chaussée d’Antin – La Fayette), RER A et E (Auber, Haussmann – Saint-Lazare).
Budget : gratuit ; la location de patins peut être facturée, vérifiez sur place
Mon conseil : venez à l’ouverture du magasin samedi matin, pas l’après-midi. Le toit du Printemps un samedi de novembre après 14h, c’est une demi-heure de file pour l’ascenseur, et ça empirera chaque semaine jusqu’à Noël. Montez par les escalators plutôt que d’attendre, et apportez des gants : la glace est en plein vent à ce niveau-là.
Chiner et flâner : brocantes, marchés et balades
Les brocantes du week-end : Abbesses, René-Coty et Picpus
Description : trois rendez-vous bien différents. Place et rue des Abbesses, dans le 18e, une brocante de professionnels sur les deux jours — du mobilier, de la vaisselle, du linge ancien, dans le seul quartier de Paris où l’on chine en pente. Avenue René-Coty, dans le 14e, un vide-grenier mixte, particuliers et professionnels, samedi seulement. Et boulevard de Picpus, dans le 12e, un vide-grenier de particuliers dimanche, le plus matinal des trois.
Quand : Abbesses, samedi 7 et dimanche 8 novembre, de 7h à 19h. René-Coty, samedi 7 novembre, de 7h30 à 18h. Picpus, dimanche 8 novembre, de 6h à 18h.
Où : place et rue des Abbesses, 75018 Paris ; avenue René-Coty, 75014 Paris ; boulevard de Picpus, 75012 Paris.
Y aller : Abbesses, métro ligne 12 (Abbesses) ; René-Coty, métro lignes 4 et 6 et RER B (Denfert-Rochereau) ; Picpus, métro ligne 6 (Bel-Air) ou ligne 8 (Michel Bizot).
Budget : gratuit à l’entrée, comme tous les vide-greniers de rue parisiens
Mon conseil : Picpus dimanche à 7h, avant tout le monde, et Abbesses à partir de 16h30 samedi. Les deux extrêmes de la journée sont les deux bons moments : au lever du jour on a le choix, en fin d’après-midi les professionnels des Abbesses préfèrent baisser un prix que remballer une armoire. Entre les deux, on paie le plein tarif dans la foule. Monnaie en petites coupures, sac pliant dans la poche, et une mesure de la place dont vous disposez chez vous — c’est la seule chose qu’on oublie toujours.
Voir notre guide des brocantes et vide-greniers de Paris
PhotoSaintGermain, la photographie dans les rues du 6e — gratuit
Description : pendant trois semaines, une cinquantaine de galeries, librairies, institutions et vitrines de Saint-Germain-des-Prés accrochent de la photographie, et le parcours se fait à pied, gratuitement, d’une adresse à l’autre. C’est la meilleure façon de voir le quartier autrement qu’en vitrine : on entre dans des galeries où l’on n’aurait jamais poussé la porte, et le parcours passe par des cours et des arrière-boutiques invisibles le reste de l’année.
Quand : du 5 au 28 novembre 2026, donc les trois jours du week-end. Attention aux horaires propres à chaque galerie, souvent fermées le dimanche.
Où : une cinquantaine de lieux dans le quartier Saint-Germain-des-Prés, 75006 Paris.
Y aller : métro ligne 4 (Saint-Germain-des-Prés, Odéon), ligne 10 (Mabillon), ligne 12 (Rue du Bac).
Budget : gratuit
Mon conseil : faites-le samedi après-midi, pas dimanche : la majorité des galeries du 6e sont fermées le dimanche et vous passeriez devant des rideaux tirés. Prenez le plan du parcours avant de partir et tracez une boucle entre la rue de Seine, la rue Mazarine et la rue Bonaparte — à elles trois, elles concentrent la moitié des adresses, et on les fait en deux heures sans jamais reprendre le métro.
Les expos encore à l’affiche
Les expositions proposées les week-ends précédents et toujours ouvertes, pour celles et ceux qui les ont manquées. La rétrospective Gianni Versace au musée Maillol, qui figurait ici la semaine dernière, a fermé le 1er novembre : elle disparaît de la liste.
- Marie et Félix Bracquemond — musée d’Orsay, 7e — jusqu’au 6 décembre 2026, c’est la date la plus proche de cette liste
- Auguste Bartholdi, la Liberté éclairant le monde — musée d’Orsay, 7e — jusqu’au 31 janvier 2027
- « Je passe ma vie à peindre » : un parcours Claude Monet — musée d’Orsay, 7e — jusqu’au 24 janvier 2027
- Richard Peduzzi, Vertige — musée d’Orsay, 7e — jusqu’au 17 janvier 2027
- Maurice Denis — musée d’Orsay, 7e — jusqu’au 10 janvier 2027
- Théo Mercier et Thomas Houseago — Reiffers Art Initiatives, 17e — jusqu’au 12 décembre 2026
- Le Large, « Moteur Imaginaire » — île Seguin, Boulogne-Billancourt — jusqu’au 7 mars 2027
Voilà pour ce week-end du 6 au 8 novembre 2026 : la finale du Rolex Paris Masters dimanche, l’ouverture du Salon Marjolaine samedi, les tout derniers soirs des Nuits de Lumière à Vincennes, et deux nocturnes gratuites coup sur coup. Si vous ne deviez retenir qu’un enchaînement : le Louvre gratuit vendredi à 18h, les quarts de finale à Nanterre l’après-midi si vous préférez le tennis, Marjolaine samedi matin puis la Bourse de Commerce gratuite à 17h, et dimanche la brocante de Picpus à l’aube avant la finale à 15h. Le reste de la semaine est dans notre agenda de la semaine à Paris, et toutes les expositions en cours sont listées dans notre agenda des expositions parisiennes.
Cette page est mise à jour chaque semaine avec la sélection du week-end à venir. Dites-moi en commentaire ce que vous avez vu, et bon week-end !

