Accueil cette-semaineQue faire à Paris cette semaine du 2 au 8 novembre 2026 ?
Expo Mary Cassatt au Musée d'Orsay

Que faire à Paris cette semaine du 2 au 8 novembre 2026 ?

par Nico
35 minutes lire

Vous cherchez une activité, une sortie à faire à Paris cette semaine du 2 au 8 novembre 2026 ? C’est la semaine de la rentrée : les vacances sont finies, les musées se vident, et la ville repart avec un festival de musique qui occupe une dizaine de salles et deux grandes ouvertures d’expositions au Louvre et à la Conciergerie. Voici notre sélection de 30 idées de sorties pour cette semaine.

Voir aussi : notre sélection des meilleures activités à faire à Paris

1. Les 3 événements à ne pas rater cette semaine

Une nouvelle exposition photo au Louvre, un festival de musique qui prend la ville pendant sept jours, et une installation immersive dans la plus belle salle gothique de Paris.

Mary Cassatt, l’indépendante, au musée d’Orsay

Expo Mary Cassatt au musée d'Orsay
Expo Mary Cassatt au musée d’Orsay

Description : la grande rétrospective de l’automne, et la première consacrée à Mary Cassatt par un musée français depuis des décennies. L’Américaine de Philadelphie qui s’installe à Paris, expose avec les impressionnistes et refuse toute sa vie le Salon officiel : le titre dit bien de quoi il s’agit. Les pastels de mères et d’enfants que tout le monde connaît sont là, mais le vrai sujet de l’exposition est ailleurs, dans la manière dont elle construit une carrière sans passer par aucune des portes prévues pour une femme peintre de son époque.

Quand : jusqu’au 31 janvier 2027, du mardi au dimanche ; nocturne le jeudi jusqu’à 21 h 45, musée fermé le lundi
Où : musée d’Orsay, 1 rue de la Légion d’Honneur, Paris 7e
Y aller : RER C (Musée d’Orsay, la station est sous le musée), métro ligne 12 (Solférino)
Budget : environ 16 € plein tarif, 13 € réduit, 12 € le billet nocturne du jeudi à partir de 18 h, gratuit pour les moins de 18 ans

Mon conseil : prenez le billet nocturne du jeudi. Il coûte quatre euros de moins, et surtout l’exposition se vide complètement après 19 h 30 — vous avez les deux dernières salles, les plus belles, à peu près seul. Entrez par la porte C côté Seine avec un billet horodaté, jamais par l’entrée principale sous le grand auvent : c’est là que tout le monde s’accumule.

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Voir toutes les expositions du musée d’Orsay

Le Pitchfork Music Festival, toute la semaine, dans une dizaine de salles

Pourquoi y aller : c’est le festival qui transforme la ville en salle de concert pendant sept jours. Du lundi au mercredi, les concerts se répartissent entre l’Élysée Montmartre, le Trabendo, le Badaboum et le Silencio — Iceage, DIIV, Nirosta Steel, Toxe. Puis, du jeudi au samedi, le Pitchfork Avant-Garde prend le relais avec un pass unique et sept salles du quartier Bastille toutes à moins de dix minutes à pied les unes des autres, et vingt et un groupes par soirée. C’est le format le plus intéressant : vous entrez, vous sortez, vous changez de salle.

Quand : du lundi 2 au dimanche 8 novembre 2026 ; l’Avant-Garde a lieu les jeudi 5, vendredi 6 et samedi 7
Où : une dizaine de salles dans Paris — Élysée Montmartre (18e), Trabendo (19e), Badaboum, Supersonic et POPUP (11e et 12e), Café de la Danse, Mécanique Ondulatoire, Silencio
Y aller : métro ligne 2 (Anvers) pour l’Élysée Montmartre, ligne 5 (Porte de Pantin) pour le Trabendo, lignes 1, 5 et 8 (Bastille) pour tout le parcours Avant-Garde
Budget : billetterie par soirée, et un pass unique pour les trois nuits de l’Avant-Garde ; plusieurs soirées sont déjà complètes

Mon conseil : si vous n’avez qu’une soirée, prenez l’Avant-Garde plutôt qu’un concert isolé. Sept salles à dix minutes à pied, vingt et un groupes : vous pouvez rester vingt minutes sur un plateau qui ne vous accroche pas et repartir, ce qui est exactement ce qu’on veut faire dans un festival de découverte. Et achetez uniquement sur la billetterie officielle ou sur la plateforme de revente désignée par l’organisation — les soirées complètes attirent les arnaques.

La naissance des vagues, l’installation immersive de la Conciergerie, à partir de mercredi

La Conciergerie vue depuis les quais de la Seine
La Conciergerie, Paris 1er

Pourquoi y aller : Émilie Faïf et Nicolas André installent une œuvre textile et sonore dans la salle des Gens d’armes, la grande salle gothique du XIVe siècle qui fait toute la force de la Conciergerie. L’idée est simple et elle fonctionne : une vague suspendue sous les voûtes, et un paysage sonore qui occupe le volume. Six semaines seulement, dans un monument qu’on visite d’habitude pour Marie-Antoinette.

Quand : du mercredi 4 novembre au 20 décembre 2026, tous les jours de 9 h 30 à 18 h, avec une nocturne chaque mardi jusqu’à 20 h (dernier accès à 19 h 30)
Où : Conciergerie, 2 boulevard du Palais, Paris 1er
Y aller : métro ligne 4 (Cité), RER B et C (Saint-Michel – Notre-Dame)
Budget : 13 € l’entrée du monument, gratuit pour les moins de 18 ans et les 18-25 ans de l’Union européenne

Mon conseil : venez le mardi en nocturne, vers 19 h. La salle des Gens d’armes n’a pas de fenêtre côté sud et la lumière du jour y est de toute façon anecdotique : le soir, l’installation sonore porte beaucoup mieux, et vous avez la salle presque pour vous. Enchaînez avec la Sainte-Chapelle juste à côté si vous prenez le billet couplé — mais sachez qu’elle ferme plus tôt, donc dans l’autre ordre.

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2. Les expositions à voir à Paris cette semaine

Louvre Photo, la nouvelle exposition du Louvre, à partir de mercredi

La pyramide du Louvre et la cour Napoléon
Musée du Louvre

Pourquoi y aller : « Louvre Photo, quand le musée inspire les photographes » ouvre mercredi et raconte une histoire qu’on ne connaît pas : celle des photographes qui, depuis cent cinquante ans, viennent travailler dans le musée plutôt que le visiter. Les salles vides, les œuvres emballées, les gardiens, les copistes, les foules. C’est une exposition qui tient plus de six mois, donc rien n’oblige à y courir mercredi — mais c’est la seule nouveauté de cette ampleur avant Paris Photo la semaine prochaine.

Quand : à partir du mercredi 4 novembre 2026, et jusqu’au 3 mai 2027 ; le musée est fermé le mardi
Où : musée du Louvre, rue de Rivoli, Paris 1er — entrée par la pyramide ou par le passage Richelieu
Y aller : métro lignes 1 et 7 (Palais-Royal – Musée du Louvre), sortie directe sous la pyramide par le Carrousel
Budget : environ 22 € le billet du musée, exposition comprise, gratuit pour les moins de 18 ans et pour les 18-25 ans résidant dans l’Union européenne

Mon conseil : n’entrez pas par la pyramide. Prenez le métro jusqu’à Palais-Royal et passez par le Carrousel du Louvre : l’escalier descend directement sous la verrière, et vous sautez la file extérieure et le contrôle de la cour Napoléon. Et si vous pouvez attendre jusqu’à vendredi soir, attendez : la nocturne du 6 novembre est gratuite pour tous à partir de 18 h, et l’exposition sera ouverte.

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Voir notre guide complet du musée du Louvre : horaires, tarifs, affluence et plan

Plumes du paradis, au musée du quai Branly — dernière semaine, jusqu’au dimanche 8 novembre

Expo Plumes du paradis au musée du quai Branly
Expo Plumes du paradis au musée du quai Branly

Description : six mois à l’affiche et ça ferme dimanche. L’exposition suit les plumes de l’oiseau de paradis de Nouvelle-Guinée depuis les parures cérémonielles papoues jusqu’aux chapeaux parisiens de la Belle Époque, en passant par les cabinets de curiosités et le commerce colonial. C’est beau à regarder et c’est une histoire de mondialisation racontée par un seul objet, ce qui est exactement ce que le quai Branly fait de mieux.

Quand : jusqu’au dimanche 8 novembre 2026, du mardi au dimanche ; musée fermé le lundi
Où : musée du quai Branly – Jacques Chirac, 37 quai Jacques-Chirac, Paris 7e
Y aller : métro ligne 9 (Alma-Marceau), RER C (Pont de l’Alma), ligne 6 (Bir-Hakeim)
Budget : 14 € le billet, gratuit pour les moins de 18 ans

Mon conseil : allez-y en semaine, mercredi ou jeudi, pas le week-end de clôture — les derniers jours d’une exposition qui a bien marché sont toujours les pires. Et prenez le temps du jardin en sortant : l’allée côté quai, sous le mur végétal de Patrick Blanc, est le seul endroit du 7e où on est à cinq minutes de la tour Eiffel sans croiser personne.

Cézanne et nous, au Grand Palais

La nef du Grand Palais à Paris
Le Grand Palais, Paris 8e

Description : l’exposition qui ne cherche pas à raconter la vie de Cézanne mais à montrer ce qu’il a fait aux peintres venus après lui — Picasso, Braque, Matisse, et jusqu’aux contemporains. C’est un parti pris, et il tient : on sort en comprenant pourquoi un homme qui peignait des pommes a réorganisé tout le XXe siècle. Elle tient jusqu’en janvier, donc la semaine de la rentrée est le bon moment, avant que les vacances de Noël ne la remplissent.

Quand : jusqu’au 17 janvier 2027
Où : Grand Palais, 3 avenue du Général-Eisenhower, Paris 8e
Y aller : métro lignes 1 et 13 (Champs-Élysées – Clemenceau), ligne 9 (Franklin D. Roosevelt)
Budget : 20,50 € le billet daté avec créneau horaire, 25,50 € le billet « Liberté » sans réservation, gratuit pour les moins de 18 ans

Mon conseil : prenez un créneau de 9 h 30 ou 10 h, pas un créneau d’après-midi : le Grand Palais a une circulation qui se bouche très vite dans les premières salles et l’effet se propage toute la journée. Et ne payez pas les cinq euros de plus du billet sans réservation si vous savez quand vous venez — ça ne sert qu’à ceux qui décident sur le trottoir.

Nicolas Flamel, alchimiste de papier, au musée de Cluny

Description : le musée de Cluny déterre le vrai Nicolas Flamel, écrivain public et libraire parisien du XIVe siècle, propriétaire immobilier prospère et donateur d’églises — et montre comment, deux siècles après sa mort, on lui a fabriqué une légende d’alchimiste qui a fini par arriver jusqu’à Harry Potter. L’exposition montre les manuscrits, les faux grimoires du XVIIe siècle, et la pierre tombale qu’il avait commandée de son vivant.

Quand : jusqu’au 24 janvier 2027, du mardi au dimanche ; musée fermé le lundi
Où : musée de Cluny – musée national du Moyen Âge, 28 rue du Sommerard, Paris 5e
Y aller : métro ligne 10 (Cluny – La Sorbonne), ligne 4 (Saint-Michel), RER B et C (Saint-Michel – Notre-Dame)
Budget : 12 € le billet, collection permanente comprise, gratuit pour les moins de 18 ans

Mon conseil : le musée de Cluny est petit et l’exposition est dense en textes : comptez une heure trente, pas quarante minutes. Montez voir la Dame à la licorne avant, pas après — c’est la salle qu’on rate quand on est fatigué. Et sortez par le jardin médiéval côté boulevard Saint-Germain, c’est gratuit et presque personne ne le sait.

3. Théâtre, concerts et spectacles

Krapp’s Last Tape, avec Stephen Rea, au Théâtre de la Ville – Les Abbesses, du mardi au samedi

Description : Stephen Rea, l’acteur de The Crying Game et de Michael Collins, seul en scène dans La Dernière bande de Beckett. Un vieil homme écoute les bandes magnétiques qu’il a enregistrées trente ans plus tôt et se dispute avec lui-même. La pièce dure moins d’une heure et c’est l’un des plus beaux rôles du répertoire du XXe siècle. En anglais, surtitré en français, dans le cadre du focus Irlande du Théâtre de la Ville.

Quand : du mardi 3 au samedi 7 novembre 2026
Où : Théâtre de la Ville – Les Abbesses, 31 rue des Abbesses, Paris 18e
Y aller : métro ligne 12 (Abbesses) — attention, la station a 36 mètres de profondeur, prenez l’ascenseur et pas l’escalier en colimaçon
Budget : plusieurs catégories de places, renseignez-vous à la billetterie du Théâtre de la Ville

Mon conseil : prenez une place au centre et plutôt près, pas en balcon. Toute la pièce tient dans un visage et dans le grain d’une bande magnétique : à vingt mètres, vous perdez la moitié de ce que Rea fait avec sa bouche et ses mains. Et comme ça finit tôt, gardez une heure après pour la rue des Martyrs en descendant — c’est le bon moment, les terrasses sont encore ouvertes et les touristes sont redescendus.

Benjamin Biolay au Zénith, jeudi et vendredi soir

Description : deux soirs de suite au Zénith, ce qui, pour Biolay, veut dire un spectacle rodé et un groupe large. C’est une des rares salles de cette taille où sa voix basse et ses arrangements de cordes passent sans se faire écraser.

Quand : jeudi 5 et vendredi 6 novembre 2026, à 20 h
Où : Zénith Paris – La Villette, 211 avenue Jean-Jaurès, Paris 19e
Y aller : métro ligne 5 (Porte de Pantin), puis cinq minutes à pied dans le parc
Budget : à partir de 39 €

Mon conseil : prenez le jeudi plutôt que le vendredi. Même affiche, même prix, mais la sortie à 22 h 30 un vendredi soir à Porte de Pantin, avec six mille personnes et une seule ligne de métro, est un mauvais souvenir garanti. Le jeudi, vous remontez dans un wagon à moitié vide.

J. Cole à l’Accor Arena, jeudi soir

Description : le rappeur de Caroline du Nord passe à Bercy pour une seule date parisienne. C’est un live de rap à l’ancienne : un MC, un groupe, et un public qui connaît les textes par cœur — pas un show à écrans géants.

Quand : jeudi 5 novembre 2026, à 20 h
Où : Accor Arena, 8 boulevard de Bercy, Paris 12e
Y aller : métro lignes 6 et 14 (Bercy), ligne 14 pour sortir vite après le concert
Budget : à partir de 40 €

Mon conseil : à Bercy, visez les blocs latéraux bas plutôt que la fosse si vous voulez entendre quelque chose : la fosse de l’Accor Arena a un son de boue sur les basses, et pour du rap c’est rédhibitoire. Et sortez par l’escalier côté quai de Bercy, pas côté boulevard : vous êtes sur la ligne 14 en quatre minutes.

Arlo Parks à la Gaîté Lyrique, trois soirs de vendredi à dimanche

Description : trois soirs dans une salle de huit cents places, pour une artiste qui remplit des Zénith ailleurs en Europe. C’est la bonne affaire de la semaine en matière de concert, et les trois dates sont annoncées complètes — ce qui veut dire qu’il faut guetter la revente officielle.

Quand : vendredi 6 (19 h), samedi 7 et dimanche 8 novembre 2026 (19 h 30)
Où : La Gaîté Lyrique, 3 bis rue Papin, Paris 3e
Y aller : métro lignes 3 et 11 (Arts et Métiers), lignes 4 et 8 (Strasbourg – Saint-Denis)
Budget : les trois soirées sont annoncées complètes ; surveillez la revente officielle sur la billetterie de la salle

Mon conseil : les places de revente à la Gaîté Lyrique se libèrent surtout le jour même, en fin d’après-midi, quand les gens renoncent. Rafraîchissez la billetterie entre 17 h et 18 h 30 plutôt que de chercher la veille. Et si vous avez une place, arrivez tôt : la salle est en gradins doux et les bons emplacements sont pris une demi-heure avant.

Nord Sauvage, concert dessiné à la Philharmonie de Paris, mercredi

Description : un concert dessiné, c’est-à-dire un orchestre qui joue pendant qu’un dessinateur projette son travail en direct. Celui-ci part vers le grand Nord et les musiques scandinaves. C’est le format que la Philharmonie réussit le mieux, et le seul où on peut emmener quelqu’un qui dit ne pas aimer les concerts classiques sans prendre de risque.

Quand : mercredi 4 novembre 2026
Où : Philharmonie de Paris, 221 avenue Jean-Jaurès, Paris 19e
Y aller : métro ligne 5 (Porte de Pantin), la salle est à deux minutes de la sortie
Budget : plusieurs tarifs selon le placement, voir la billetterie de la Philharmonie

Mon conseil : pour un concert dessiné, prenez des places de face et surélevées, jamais les premiers rangs : c’est l’écran qui compte autant que l’orchestre, et au premier rang vous avez le cou cassé. Les catégories moyennes du premier balcon sont les meilleures de la salle pour ce genre de soirée, et elles ne sont pas les plus chères.

Thérèse et Isabelle, de Marie Fortuit, au Théâtre 13 – Bibliothèque, à partir de lundi

Description : Marie Fortuit adapte le roman de Violette Leduc, longtemps censuré, sur l’amour entre deux pensionnaires d’un internat des années 1930. Une création qui ouvre lundi pour deux semaines dans l’une des salles les plus intéressantes du 13e.

Quand : du lundi 2 au samedi 14 novembre 2026
Où : Théâtre 13 – Bibliothèque, 30 rue du Chevaleret, Paris 13e
Y aller : métro ligne 14 et RER C (Bibliothèque François-Mitterrand), puis cinq minutes à pied
Budget : tarifs du Théâtre 13, avec des places à tarif réduit pour les moins de 30 ans

Mon conseil : prenez une date de la première semaine, et plutôt en début de semaine : au Théâtre 13, les premières représentations se jouent devant une salle plus petite et l’équipe reste souvent discuter après. Le quartier est désert le soir, donc dînez avant plutôt qu’après — la rue du Chevaleret n’offre rien à 22 h 30.

4. Les sorties gratuites cette semaine

La nocturne gratuite du musée du Louvre, vendredi soir

Description : le Louvre est gratuit pour tout le monde le premier vendredi de chaque mois, de 18 h à 21 h. Cette semaine, ça tombe le vendredi 6 — et la nouvelle exposition « Louvre Photo » sera ouverte. C’est le meilleur plan gratuit de la semaine, et de loin.

Quand : vendredi 6 novembre 2026, de 18 h à 21 h
Où : musée du Louvre, Paris 1er — entrée par la pyramide ou par le Carrousel
Y aller : métro lignes 1 et 7 (Palais-Royal – Musée du Louvre)
Budget : gratuit, et ouvert à tous les visiteurs sans condition d’âge ni de résidence — la réservation est fortement conseillée, sur la page des nocturnes gratuites du Louvre

Mon conseil : les billets de la nocturne gratuite ne sont mis en ligne que quelques jours avant, et ils partent en une journée : réservez dès le début de la semaine. Le soir même, ne faites pas les Antiquités et la Joconde — avec trois heures, vous avez exactement le temps de « Louvre Photo » dans les salles d’expositions temporaires, puis de la Cour Marly et de la Cour Puget, qui sont vides à 20 h 30 et qui sont les plus beaux espaces du musée.

Scott Lavene et Bleu Death au Supersonic, mardi soir — gratuit

Description : une soirée rock alternatif entièrement gratuite dans la salle qui a construit toute sa réputation là-dessus. Scott Lavene est un songwriter anglais qui parle plus qu’il ne chante, drôle et à vif ; Bleu Death ouvre. Zéro euro, un mardi, à Bastille.

Quand : mardi 3 novembre 2026, le soir
Où : Supersonic, 9 rue Biscornet, Paris 12e
Y aller : métro lignes 1, 5 et 8 (Bastille), sortie rue de Lyon
Budget : gratuit, entrée libre — voir la fiche de l’événement sur le site de la Ville de Paris

Mon conseil : au Supersonic, gratuit veut dire plein, et plein veut dire qu’on refuse du monde vers 21 h. Arrivez pour l’ouverture des portes, prenez un verre, et restez debout côté bar plutôt que de viser la scène : la salle est petite et on entend très bien de partout. Le Supersonic Records, à cent mètres, programme souvent le même soir — si c’est complet d’un côté, essayez l’autre.

La nocturne gratuite de la Bourse de Commerce, samedi en fin de journée

Description : la Collection Pinault ouvre gratuitement le samedi 7 de 17 h à 21 h. Le bâtiment vaut à lui seul le déplacement — la rotonde de Tadao Ando posée dans l’ancienne Bourse de commerce, avec sa coupole peinte et son anneau de béton — et on y entre sans payer quatre fois par an à peine.

Quand : samedi 7 novembre 2026, de 17 h à 21 h
Où : Bourse de Commerce – Pinault Collection, 2 rue de Viarmes, Paris 1er
Y aller : métro ligne 4 (Les Halles), RER A, B et D (Châtelet – Les Halles), ligne 1 (Louvre – Rivoli)
Budget : gratuit ; les places partent vite, pensez à réserver dès que l’annonce est faite

Mon conseil : montez d’abord au dernier niveau, sur la passerelle qui tourne autour de la coupole : à 17 h vous avez encore un reste de lumière dans la verrière, et à 19 h vous n’en avez plus. Les salles du bas, vous les ferez après, elles sont éclairées pareil toute la soirée. Et prévoyez de dîner dans le quartier Montorgueil, à cinq minutes à pied, plutôt qu’autour des Halles.

La contre-soirée du musée national de la Marine, jeudi soir — gratuit

Description : le musée de la Marine ouvre gratuitement le jeudi 5 au soir avec une programmation construite autour de son exposition « L’appel des profondeurs » : slam, gravure sur linoléum, DJ set, visites commentées. C’est le genre de soirée où le musée est transformé plutôt que simplement ouvert plus tard.

Quand : jeudi 5 novembre 2026, de 19 h à 23 h
Où : musée national de la Marine, palais de Chaillot, 17 place du Trocadéro-et-du-11-Novembre, Paris 16e
Y aller : métro lignes 6 et 9 (Trocadéro), sortie côté palais de Chaillot
Budget : gratuit

Mon conseil : arrivez à 19 h pile et faites l’exposition en premier, avant que la partie fête ne prenne le dessus vers 21 h — c’est le seul créneau où vous pouvez vraiment la regarder. Ensuite, sortez cinq minutes sur le parvis du Trocadéro : vous êtes face à la tour Eiffel, de nuit, et vous n’avez rien payé de la soirée.

Visionnaires, de Prune Nourry, au Petit Palais — gratuit

Description : Prune Nourry réveille dix-huit sculptrices oubliées de l’histoire de l’art et leur donne une place dans les salles du Petit Palais. L’entrée est gratuite, comme toujours au Petit Palais pour les collections, et l’exposition tient jusqu’en janvier.

Quand : jusqu’au 24 janvier 2027, du mardi au dimanche de 10 h à 18 h, nocturnes jusqu’à 20 h le vendredi et le samedi
Où : Petit Palais, avenue Winston-Churchill, Paris 8e
Y aller : métro lignes 1 et 13 (Champs-Élysées – Clemenceau)
Budget : gratuit

Mon conseil : venez le vendredi ou le samedi entre 18 h et 20 h, pendant la nocturne : le Petit Palais est l’un des rares musées parisiens où l’on peut entrer sans billet à 19 h, et le jardin intérieur sous les arcades, éclairé, est l’un des plus beaux endroits de la ville à cette heure-là. Le café du jardin ferme plus tôt que le musée, donc prenez votre verre avant la visite, pas après.

La patinoire gratuite du rooftop du Printemps, à partir de samedi

Description : la patinoire du 7e étage du Printemps Haussmann rouvre le samedi 7 novembre, et elle est gratuite. C’est une petite piste, quinze patineurs à la fois, mais elle est posée sur un toit avec la vue sur l’Opéra et les toits de zinc du 9e. La réservation d’un créneau se fait en ligne et les gants sont obligatoires.

Quand : à partir du samedi 7 novembre 2026 et jusqu’au 3 janvier 2027, de 13 h à 19 h, par créneaux de 30 minutes
Où : rooftop du Printemps Haussmann, 7e étage du Printemps Femme, 64 boulevard Haussmann, Paris 9e
Y aller : métro lignes 3 et 9 (Havre – Caumartin), RER A (Auber), ligne 12 (Saint-Lazare)
Budget : gratuit, sur réservation d’un créneau ; à partir de 6 ans et gants obligatoires

Mon conseil : réservez le premier créneau de 13 h : la glace est fraîche, il y a du monde partout ailleurs dans le magasin mais pas encore sur le toit, et vous avez la lumière de début d’après-midi, qui est la seule bonne de la journée en novembre. Prenez vos propres gants, les prêts partent très vite — et montez par les ascenseurs du côté de la rue Caumartin plutôt que par les escalators du hall principal.

Voir notre guide des marchés de Noël à Paris 2026 : dates, illuminations et déco

5. Que faire à Paris cette semaine avec un ado

Trois sorties qui tiennent vraiment un adolescent cette semaine : trois jours d’escalade à cinq euros, une parade de morts-vivants dans l’est de Paris, et une exposition de design qui se visite le téléphone à la main.

Faites de l’Escalade : trois jours de grimpe à 5 €, du vendredi au dimanche

Description : pendant trois jours, les salles d’escalade partenaires font la séance à 5 € au lieu de 20 à 25 € — vingt-trois salles en Île-de-France, et plus de quatre-vingts en France. C’est de loin la meilleure manière de faire essayer le bloc à un ado : les salles franciliennes sont presque toutes du bloc, donc pas de corde, pas de baudrier, pas de cours à prendre avant de commencer.

Quand : du vendredi 6 au dimanche 8 novembre 2026 ; les horaires dépendent de chaque salle, vérifiez avant de partir
Où : 23 salles partenaires en Île-de-France, dont plusieurs dans Paris et en proche banlieue — la liste des salles participantes est publiée par l’opération
Y aller : choisissez la salle d’abord et le trajet ensuite ; les grandes salles de bloc parisiennes sont dans le 10e, le 11e, le 18e et le 19e
Budget : 5 € la séance ; la location de chaussons est en général en supplément, comptez quelques euros de plus

Mon conseil : allez-y le vendredi en fin d’après-midi ou le dimanche matin, jamais le samedi après-midi : à 5 €, les salles sont saturées et un ado qui attend vingt minutes au pied de chaque bloc décroche en une heure. Vérifiez aussi l’âge minimum de la salle que vous choisissez — la plupart acceptent les mineurs dès 12 ou 14 ans mais exigent l’accompagnement d’un adulte et une décharge signée, et certaines ne les laissent pas grimper seuls en soirée. Prévoyez des chaussettes : les chaussons de location se louent sans.

Le Zombie Walk, samedi après-midi, de Bastille à Nation — gratuit

Description : plusieurs milliers de personnes maquillées en morts-vivants traversent l’est de Paris à pied, au pas lent, et c’est gratuit. Le maquillage fait office de billet. Pour un ado de 13 à 17 ans, c’est le meilleur plan de la semaine : on prépare le costume la veille, on y va à plusieurs, et la parade entière est faite pour être filmée.

Quand : samedi 7 novembre 2026 — rassemblement et maquillage à partir de 13 h, départ de la marche à 15 h
Où : rassemblement place de la Bastille, Paris 11e, arrivée place de la Nation, Paris 12e ; vérifiez le point de rendez-vous sur le site officiel du Paris Zombie Walk avant de partir, les sources de cette année divergent entre Bastille et République
Y aller : métro lignes 1, 5 et 8 (Bastille) ; retour par les lignes 1, 2, 6 et 9 ou le RER A (Nation)
Budget : gratuit, sans inscription

Mon conseil : ce qui accroche un ado, ce n’est pas la marche, c’est le maquillage — donc préparez-le à la maison la veille, il n’y a pas de stand de maquillage cette année. Pas de fausse arme ni de réplique réaliste, c’est interdit et les contrôles sont sérieux. Partez de Bastille et lâchez la parade vers la rue du Faubourg-Saint-Antoine si l’énergie retombe : il y a de quoi manger tout le long, et vous n’êtes jamais à plus de dix minutes d’un métro. Les maquillages sont parfois très réalistes, donc ce n’est pas une sortie pour les petits frères et sœurs.

Finally, Something Good., de Stefan Sagmeister, à la Gaîté Lyrique

Description : le graphiste autrichien Stefan Sagmeister transforme deux siècles de statistiques en objets, en graphiques imprimés sur des tableaux anciens et en installations — pour montrer que presque tout va mieux qu’avant, contrairement à ce que dit le fil d’actualité. C’est du design, c’est visuel, c’est argumenté, et c’est exactement le genre d’exposition qui marche avec un adolescent parce qu’elle lui donne des contre-arguments plutôt que des leçons.

Quand : jusqu’au 18 avril 2027, tous les jours de 11 h à 20 h sauf le lundi
Où : La Gaîté Lyrique, 3 bis rue Papin, Paris 3e
Y aller : métro lignes 3 et 11 (Arts et Métiers), lignes 4 et 8 (Strasbourg – Saint-Denis)
Budget : 13 € plein tarif, 10 € réduit, 5 € pour les 6-12 ans, gratuit avant 6 ans ; pas de limite d’âge, les mineurs entrent accompagnés ou non selon l’heure

Mon conseil : laissez l’ado faire le parcours en premier et tout seul, et retrouvez-le à la fin — l’exposition est construite comme une suite d’affirmations à vérifier, et c’est beaucoup plus efficace quand il n’a pas un adulte derrière lui qui commente. Venez en fin d’après-midi en semaine, vers 18 h : la Gaîté est vide à cette heure-là et ferme à 20 h, donc vous avez deux heures tranquilles. La librairie du rez-de-chaussée est très bonne et ne nécessite pas de billet.

Pour aller plus loin, voir notre sélection des meilleures activités à Paris pour les jeunes et les adolescents.

6. Que faire à Paris cette semaine en amoureux

Trois soirées, pas trois après-midi : une nocturne de musée le mardi, une grande soirée à la Fondation Louis Vuitton le vendredi, et un récital de piano gratuit le jeudi.

Stan Douglas, Parallax, au Jeu de Paume, en nocturne le mardi

Description : l’artiste canadien Stan Douglas reconstitue des scènes historiques — des émeutes, des bals, des rues — avec une précision de plateau de cinéma, puis les présente comme des photographies et des films. Le Jeu de Paume est un musée de taille raisonnable : on le fait à deux en une heure et quart sans se perdre, ce qui est exactement ce qu’on cherche pour une sortie du soir.

Quand : jusqu’au 10 janvier 2027 ; le bon créneau, c’est la nocturne du mardi, en fin de journée
Où : Jeu de Paume, 1 place de la Concorde, Paris 8e, à l’angle nord-ouest du jardin des Tuileries
Y aller : métro lignes 1, 8 et 12 (Concorde), sortie côté Tuileries
Budget : 14 € plein tarif, 9,50 € réduit, 7,50 € le tarif étudiant du mardi au vendredi, gratuit pour les moins de 18 ans

Mon conseil : sortez par la terrasse des Feuillants et traversez les Tuileries dans le noir vers le Louvre, c’est dix minutes et c’est la plus belle marche de Paris en novembre une fois que le jardin est éclairé. Ensuite, prenez un verre rue Saint-Honoré du côté du 1er plutôt que place de la Concorde, où il n’y a rien. Si vous dînez, remontez jusqu’à la rue du Mont-Thabor, c’est à huit minutes et les tables y sont encore à taille humaine.

La Nocturne #1 de la Fondation Louis Vuitton, vendredi de 19 h à 23 h

Description : la Fondation ouvre jusqu’à 23 h le vendredi 6 avec un programme complet : micro-visites de l’exposition Gustave Fayet toutes les demi-heures de 19 h à 22 h, un atelier, un live de Savanah à 21 h, et un DJ set de Jeanne Added dans le hall de 20 h à 21 h puis de 21 h 30 à 22 h 30. C’est une soirée entière dans le bâtiment de Frank Gehry, pas une visite prolongée.

Quand : vendredi 6 novembre 2026, de 19 h à 23 h ; arrivez à 19 h pour les premières micro-visites
Où : Fondation Louis Vuitton, 8 avenue du Mahatma-Gandhi, bois de Boulogne, Paris 16e
Y aller : métro ligne 1 (Les Sablons), puis dix minutes à pied par la route de la Reine-Marguerite, ou la navette depuis l’Étoile
Budget : environ 10 € le billet plein tarif et autour de 5 € pour les moins de 26 ans, à confirmer sur la billetterie de la Fondation ; réservation nécessaire

Mon conseil : faites l’exposition de 19 h à 20 h 30 pendant que tout le monde est encore au bar, puis redescendez dans le hall pour le DJ set — l’ordre inverse ne marche pas, après 21 h les salles se remplissent et l’ambiance n’est plus à regarder des tableaux. Montez sur les terrasses du dernier niveau au moins une fois dans la soirée : la verrière éclairée de l’intérieur, de nuit, est la vraie raison de venir. Pour enchaîner, la navette vous ramène à l’Étoile en quinze minutes et vous êtes à pied d’œuvre pour un dernier verre dans le 17e, côté rue des Acacias.

Les métamorphoses de l’âme, récital de piano au conservatoire Hector-Berlioz, jeudi soir — gratuit

Description : le pianiste Kennosuke Iizuka donne un récital dans l’auditorium d’un conservatoire municipal du 10e, et c’est gratuit. Une centaine de places, pas de scène surélevée, personne qui tousse dans son programme : c’est le format de concert le plus intime qu’on puisse trouver à Paris, et c’est celui qui marche le mieux à deux.

Quand : jeudi 5 novembre 2026, en soirée
Où : conservatoire municipal Hector-Berlioz, 6 rue Pierre-Bullet, Paris 10e
Y aller : métro lignes 4, 5 et 7 (Gare de l’Est), ligne 5 (Jacques Bonsergent)
Budget : gratuit

Mon conseil : arrivez vingt minutes avant : les concerts gratuits des conservatoires municipaux ne sont pas réservables et la salle est petite, donc c’est premier arrivé, premier assis. Et le quartier, entre le canal Saint-Martin et la rue du Faubourg-Saint-Martin, est fait pour l’après : dix minutes à pied vous mettent quai de Valmy pour un verre, ou rue de la Grange-aux-Belles pour dîner — ce qui transforme un récital gratuit d’une heure en une vraie soirée.

Pour d’autres idées à deux, voir notre guide : que faire à Paris en amoureux.

7. Balades, bonnes idées et sorties plus discrètes

Automne tropical, sous les Grandes Serres du Jardin des plantes — jusqu’au 23 novembre

Le Jardin des plantes à Paris
Jardin des plantes, Paris 5e

Description : une exposition sur les palmiers, leurs usages et leurs secrets, installée dans les Grandes Serres du Jardin des plantes. L’intérêt réel, cette semaine, est ailleurs : la serre tropicale est à vingt-cinq degrés et saturée d’humidité pendant qu’il tombe trois degrés dehors. C’est le meilleur plan de mauvais temps de la saison, et il reste trois semaines.

Quand : jusqu’au lundi 23 novembre 2026
Où : Grandes Serres du Jardin des plantes, Muséum national d’Histoire naturelle, 57 rue Cuvier, Paris 5e
Y aller : métro lignes 5 et 10 (Gare d’Austerlitz, Jussieu), ligne 7 (Censier-Daubenton)
Budget : compris dans le billet d’accès aux Grandes Serres, tarif à vérifier à la caisse du Jardin des plantes

Mon conseil : entrez par la rue Cuvier plutôt que par la place Valhubert, vous arrivez directement devant les serres sans traverser tout le jardin. Et venez un jour de pluie en fin de matinée, pas le dimanche : la serre est petite, et par mauvais temps le week-end c’est une file d’attente dehors sous la pluie pour une visite à vingt-cinq degrés dans la foule. Laissez le manteau au vestiaire, vous ne tiendrez pas dix minutes avec.

PhotoSaintGermain, à partir de jeudi, sur la rive gauche — gratuit

Description : le festival de photographie de la rive gauche démarre jeudi et occupe pendant trois semaines les galeries, les librairies et les institutions de Saint-Germain-des-Prés. Tout est gratuit, tout se fait à pied, et c’est la meilleure manière d’entrer dans des galeries où on n’oserait pas pousser la porte un jour ordinaire.

Quand : du jeudi 5 au 28 novembre 2026
Où : une trentaine de lieux à Saint-Germain-des-Prés, Paris 6e et 7e
Y aller : métro ligne 4 (Saint-Germain-des-Prés, Saint-Sulpice), ligne 10 (Mabillon)
Budget : gratuit

Mon conseil : récupérez le plan papier du festival dans la première galerie où vous entrez, et faites-le dans l’ordre géographique, pas dans l’ordre du programme : les lieux sont tous à moins de quinze minutes les uns des autres et vous pouvez en voir huit en une après-midi. Le samedi est le jour où les galeristes sont présents et parlent ; le mardi, beaucoup sont fermées.

Le festival BON à la Grande Halle de la Villette, du vendredi au dimanche

Description : trois jours de dégustations, de démonstrations et de bouillon éphémère sous la Grande Halle. C’est un salon de bouche moins couru et moins cher que le Salon du Chocolat de la semaine dernière, et la Grande Halle est un espace où l’on circule, ce qui change tout dans ce genre d’événement.

Quand : du vendredi 6 au dimanche 8 novembre 2026
Où : Grande Halle de la Villette, 211 avenue Jean-Jaurès, Paris 19e
Y aller : métro ligne 5 (Porte de Pantin), la Halle est à l’entrée du parc
Budget : tarifs à vérifier sur la billetterie de la Grande Halle de la Villette

Mon conseil : venez le vendredi, dès l’ouverture : les producteurs ont tout leur stock, ils ont le temps de parler, et les dégustations ne sont pas encore rationnées comme elles le seront dimanche après-midi. Mangez avant d’entrer — contrairement à ce qu’on croit, on ne déjeune pas d’un salon gourmand, on grignote et on dépense. Et profitez d’être à la Villette pour traverser le parc jusqu’au canal avant la nuit, qui tombe vers 17 h 15.

Mimi Cracra et l’alphabet farfelu, à la BnF François-Mitterrand — gratuit

Description : la BnF consacre une rétrospective gratuite à Agnès Rosenstiehl, l’autrice et dessinatrice de Mimi Cracra — la petite fille qui joue dans l’eau et que toute une génération a connue d’abord en album, puis en dessin animé. Les planches originales, les carnets, et tout le travail d’abécédaires et de livres pour apprendre à lire qu’on connaît beaucoup moins.

Quand : du mardi 3 novembre 2026 au 25 janvier 2027
Où : BnF François-Mitterrand, quai François-Mauriac, Paris 13e
Y aller : métro ligne 14 et RER C (Bibliothèque François-Mitterrand), ligne 6 (Quai de la Gare)
Budget : gratuit

Mon conseil : montez sur l’esplanade par le grand escalier de bois côté Seine plutôt que par l’entrée est : c’est une des plus belles perspectives du 13e et personne ne la prend. L’exposition est dans les espaces d’accès libre, donc vous n’avez besoin d’aucun titre de lecteur. Allez-y en semaine en milieu d’après-midi, c’est le moment le plus calme de la BnF.

Dans les coulisses de la Sacem, sur les grilles de l’Hôtel de Ville — gratuit

Description : une exposition de plein air sur les grilles de l’Hôtel de Ville, consacrée aux métiers invisibles de la musique — ceux qui comptent les diffusions, négocient les droits et paient les auteurs. Ça se regarde en dix minutes en passant, c’est gratuit, et c’est accessible à toute heure, ce qui en fait une bonne idée pour un trajet du soir.

Quand : jusqu’au mardi 1er décembre 2026, à toute heure
Où : sur les grilles de l’Hôtel de Ville, place de l’Hôtel-de-Ville, Paris Centre (4e)
Y aller : métro lignes 1 et 11 (Hôtel de Ville), ligne 7 (Pont Marie)
Budget : gratuit

Mon conseil : faites-la en remontant du quai de l’Hôtel-de-Ville vers la place, le soir : les panneaux sont éclairés par les projecteurs de la façade et on est à peu près seul après 19 h, alors que de jour c’est un couloir de passage où personne ne s’arrête. Enchaînez par le pont Louis-Philippe et l’île Saint-Louis, c’est à trois minutes et c’est la plus belle marche courte du centre de Paris.

8. Les expos encore à l’affiche

Les expositions que nous avons présentées les semaines précédentes et qui tiennent toujours. Deux sont sorties de la liste cette semaine : la rétrospective Gianni Versace au musée Maillol, fermée le 31 octobre, et « La mode en majesté » aux Arts décoratifs, fermée le 1er novembre.

  • Monet, peindre le temps — musée de l’Orangerie, 1er — jusqu’au 25 janvier 2027
  • Kurt Schwitters, le chaos-monde — musée national Picasso-Paris, 3e — jusqu’au 7 février 2027
  • Kerry James Marshall. The Histories — musée d’Art moderne de Paris, 16e — jusqu’au 24 janvier 2027
  • Jacques Villeglé, Paris à l’arraché — musée Carnavalet, 3e — jusqu’au 14 février 2027
  • Made in Situ — galerie des Gobelins, Mobilier national, 13e — jusqu’au 29 novembre 2026
  • Martin Parr, Autoportrait — Saint Laurent Montaigne, 8e, entrée gratuite — jusqu’au 13 janvier 2027
  • Théo Mercier et Thomas Houseago — Reiffers Art Initiatives, 17e, entrée gratuite — jusqu’au 12 décembre 2026

Voilà pour cette semaine du 2 au 8 novembre 2026. C’est une semaine de rentrée, donc une semaine de musées vides et de salles pleines : les expositions se visitent dans des conditions qu’on n’aura plus avant février, et la musique occupe la ville tous les soirs. Si vous ne deviez faire qu’une seule chose, je dirais le vendredi 6 au Louvre : la nocturne est gratuite pour tout le monde de 18 h à 21 h, la nouvelle exposition « Louvre Photo » est ouverte, et les cours Marly et Puget sont vides à 20 h 30 — en réservant dès le début de la semaine, les billets gratuits partent en une journée. Si vous voulez une soirée sans rien dépenser non plus, prenez Scott Lavene au Supersonic le mardi, entrée libre, ou la contre-soirée du musée de la Marine le jeudi, gratuite de 19 h à 23 h.

Pour voir plus loin, notre guide du mois entier, que faire à Paris au mois de novembre 2026, couvre les illuminations de Noël et Paris Photo qui arrivent la semaine prochaine ; et si vous cherchez seulement quoi faire ce week-end, c’est par ici. À noter aussi : « Plumes du paradis » ferme définitivement au quai Branly le dimanche 8 novembre, « Automne tropical » aux Grandes Serres s’arrête le 23 novembre, et le mercredi 11 novembre, férié, ouvre un week-end de trois jours la semaine prochaine.

Cette page est mise à jour chaque lundi : revenez-y dès la semaine prochaine pour savoir que faire à Paris maintenant, et n’hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous avez vu. Bonne semaine à Paris !

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