
Vous cherchez une sortie à faire ce week-end à Paris ? Le week-end du vendredi 9 au dimanche 11 octobre 2026 est celui où l’automne parisien s’installe pour de bon, et il a un centre de gravité très net : Montmartre. La 93e Fête des Vendanges occupe la Butte jusqu’à dimanche soir, avec un Parcours du Goût de trois jours, un grand défilé le samedi midi et un bal de clôture le dimanche en fin d’après-midi. Tout est gratuit.
Autour, la saison des musées atteint son plein régime. La Fondation Louis Vuitton ouvre vendredi sa grande exposition Gustave Fayet, le musée Picasso vient de dévoiler une rétrospective Kurt Schwitters de plus de trois cents œuvres, la Bourse de Commerce fête les deux cents ans de la photographie et l’Orangerie célèbre le centenaire de la mort de Monet. Ajoutez le New York Philharmonic et Gustavo Dudamel deux soirs de suite à la Philharmonie, Alvin Ailey au Palais des Congrès, et vous avez un week-end qu’il faut organiser plutôt que subir.
Deux points pratiques avant de planifier. Dimanche matin, les 20 km de Paris partent du pont d’Iéna et traversent l’ouest de la ville : plusieurs lignes de métro sont perturbées et il vaut mieux éviter la voiture entre 7h30 et 13h30. Et nous sommes début octobre : les après-midi restent doux, mais la nuit tombe désormais vers 19h et les soirées sont franchement fraîches, surtout en haut de la Butte où le vent ne pardonne pas. Vingt idées ci-dessous, vérifiées une par une.
Voir aussi : notre sélection des meilleures activités à faire à Paris
Les rendez-vous à ne pas rater ce week-end
Quatre temps forts donnent le ton : une fête des vendanges qui tient tout le 18e pendant trois jours, une course de 20 km qui redessine l’ouest parisien dimanche matin, deux soirées d’un des meilleurs orchestres du monde à la Philharmonie, et la compagnie Alvin Ailey pour cinq dates seulement.
La Fête des Vendanges de Montmartre — gratuit

Pourquoi y aller : 93e édition, et toujours la plus grande fête populaire de Paris. Le thème de l’année, « Le 18e donne le rythme », met la musique partout : concerts, chorales, fanfares et parades musicales dans tout l’arrondissement, avec la série de concerts gratuits Décibels Vendanges. Le cœur du dispositif reste le Parcours du Goût, une enfilade de producteurs et d’artisans autour du Sacré-Cœur, et les deux rendez-vous qui donnent son caractère à la fête : le Ban des Vendanges au Clos Montmartre, la vigne municipale de la rue des Saules, et le grand défilé des confréries le samedi midi.
Quand : du mercredi 7 au dimanche 11 octobre 2026 — vendredi 9, Parcours du Goût de 10h à 23h ; samedi 10, Ban des Vendanges à 9h45 au Clos Montmartre, grand défilé de 11h45 à 13h30, Parcours du Goût de 10h à 23h ; dimanche 11, cérémonie des non-demandes en mariage place des Abbesses de 10h30 à 12h30, Parcours du Goût de 10h à 19h, bal de clôture au square Louise-Michel de 16h30 à 19h30
Où : toute la Butte Montmartre, Paris 18e — Clos Montmartre rue des Saules, square Louise-Michel au pied du Sacré-Cœur, place des Abbesses
Y aller : métro lignes 2 et 12 (Pigalle), ligne 12 (Abbesses ou Lamarck-Caulaincourt), ligne 2 (Anvers), ligne 4 (Château Rouge) ; le funiculaire ferme à 19h le week-end
Budget : toute la programmation officielle est entièrement gratuite, seuls les produits des exposants sont payants — programme officiel de la Fête des Vendanges de Montmartre
Mon conseil : montez par Lamarck-Caulaincourt, pas par Abbesses. C’est le même quartier mais vous arrivez par le nord de la Butte, côté rue des Saules et Clos Montmartre, là où la fête a encore de l’air, au lieu de remonter la rue Lepic dans un entonnoir. Le samedi, placez-vous sur le parcours du défilé vers 11h30 et laissez le Parcours du Goût pour la fin d’après-midi, quand les files des producteurs retombent. Et si vous ne pouvez venir qu’une fois, choisissez le dimanche : le bal de clôture au square Louise-Michel, avec le Sacré-Cœur dans le dos et la ville en contrebas, est le meilleur moment de la fête et le moins fréquenté.
Les 20 km de Paris, dimanche matin — gratuit pour les spectateurs
Pourquoi y aller : 48e édition d’une course devenue un rituel parisien, au profit de l’association Grégory Lemarchal. Le départ est donné du pont d’Iéna, entre le Trocadéro et la tour Eiffel, en soixante vagues d’environ cinq cents coureurs toutes les deux minutes ; le parcours remonte vers l’Arc de Triomphe, traverse le bois de Boulogne et revient par les quais de Seine jusqu’au Champ-de-Mars. Même sans courir, c’est un dimanche matin où l’ouest de Paris est rendu aux piétons, et le spectacle est gratuit.
Quand : dimanche 11 octobre 2026, premiers départs vers 7h30, dernières arrivées en début d’après-midi
Où : départ pont d’Iéna, entre le Trocadéro (Paris 16e) et la tour Eiffel (Paris 7e), arrivée au Champ-de-Mars
Y aller : pour le départ, métro ligne 9 (Trocadéro ou Iéna) ou RER C (Champ de Mars – Tour Eiffel) ; pour l’arrivée, métro ligne 8 (École Militaire) ; attention, la ligne 6 est fermée toute la journée, les lignes 11 et 13 jusqu’à midi, et le tramway T3b est suspendu entre Porte Dauphine et Porte Maillot de 8h15 à 12h30
Budget : gratuit pour assister à la course ; inscription payante pour courir — détail des fermetures de métro, bus et rues ce dimanche
Mon conseil : ne vous mettez ni au départ ni à l’arrivée, allez sur les quais. Le pont d’Iéna à 7h30 est un embouteillage de coureurs et le Champ-de-Mars à l’arrivée est saturé de familles ; en revanche, sur les quais entre le pont de Bir-Hakeim et le pont d’Alma, vous avez le flux continu, la tour Eiffel derrière et personne devant vous. Et si vous n’avez rien à voir avec la course, retenez surtout une chose : dimanche matin, planifiez vos sorties à l’est de Paris. Le Marais et le 11e seront parfaitement calmes.
Le New York Philharmonic et Gustavo Dudamel à la Philharmonie
Pourquoi y aller : deux soirs de suite, l’orchestre de New York et son directeur musical Gustavo Dudamel s’installent dans la Grande salle Pierre Boulez, avec deux programmes complètement différents. Vendredi, une création française de Tania León, prix Pulitzer de musique, puis la Cinquième symphonie de Mahler et son Adagietto. Samedi, un programme entièrement XXe et XXIe siècles : On the Transmigration of Souls de John Adams avec l’Orfeó Català, une pièce de Zosha Di Castri, et la Cinquième symphonie de Prokofiev. Deux occasions d’entendre à Paris un orchestre qu’on ne croise ici qu’une fois tous les quelques ans.
Quand : vendredi 9 octobre à 20h (environ 1h50 avec entracte) et samedi 10 octobre à 20h (environ 1h40 avec entracte)
Où : Grande salle Pierre Boulez, Philharmonie de Paris, 221 avenue Jean-Jaurès, Paris 19e
Y aller : métro ligne 5 (Porte de Pantin) ou tramway T3b
Budget : de 13 à 118 € selon la catégorie, réservation en ligne — agenda officiel de la Philharmonie de Paris
Mon conseil : si vous devez choisir, prenez le vendredi pour Mahler et le samedi pour l’acoustique. La Cinquième de Mahler est le genre d’œuvre qui remplit une salle quelle que soit la place ; le programme du samedi, plus découpé, récompense davantage les places centrales. Et dans les deux cas, dînez avant : le concert finit vers 22h et la Porte de Pantin n’a plus rien à offrir à cette heure-là. Arrivez vers 18h30, mangez du côté du parc de la Villette, puis entrez sans courir.
Alvin Ailey American Dance Theater au Palais des Congrès
Pourquoi y aller : la compagnie new-yorkaise est de retour à Paris pour cinq dates seulement, avec deux programmes qui alternent. Le programme A, « Ailey Legacy », revisite le répertoire historique ; le programme B, « New Works », présente les créations récentes. Les deux se referment sur Revelations, le ballet de 1960 construit sur des negro spirituals, qui reste l’une des pièces les plus jouées de l’histoire de la danse moderne — et l’une des rares qui fait se lever une salle entière.
Quand : du mercredi 7 au dimanche 11 octobre 2026 — programme A les 9, 10 et 11 octobre, programme B les 10 et 11 octobre ; environ 2h05 avec deux entractes
Où : Palais des Congrès de Paris, 2 place de la Porte Maillot, Paris 17e
Y aller : métro ligne 1 ou RER C (Porte Maillot)
Budget : à partir d’environ 29 € selon le placement, réservation conseillée — billetterie officielle du Palais des Congrès
Mon conseil : prenez le programme A si c’est votre première fois, le B si vous les avez déjà vus. Et samedi comme dimanche, les deux programmes sont donnés dans la même journée : c’est l’occasion rare de voir la compagnie deux fois en huit heures, et Revelations deux fois de suite n’est pas une redite, parce que la distribution change. Évitez les places très latérales du premier balcon, où l’on perd un tiers du plateau — sur une chorégraphie de groupe, c’est rédhibitoire.
Les expositions à voir ce week-end
Sept expositions ce week-end, dont une qui ouvre vendredi et une autre qui entre dans ses trois dernières semaines. Rappel utile : la plupart des grands musées ferment le lundi, mais le Grand Palais, l’Orangerie, la Fondation Louis Vuitton et la Bourse de Commerce ferment le mardi. Dimanche 11 octobre n’est pas un premier dimanche du mois : prévoyez le prix d’entrée.
Gustave Fayet, collectionneur et créateur, à la Fondation Louis Vuitton — ouverture vendredi
Description : c’est l’ouverture du week-end, et elle occupe la totalité du bâtiment de Frank Gehry. Gustave Fayet, viticulteur du Languedoc devenu l’un des grands collectionneurs du début du XXe siècle, avait réuni Van Gogh, Gauguin et Redon avant presque tout le monde ; sa collection a été dispersée, et la Fondation en rassemble plus de 250 œuvres. Second volet, moins attendu et plus intéressant : Fayet était lui-même peintre et décorateur, et 325 de ses propres créations sont exposées en regard. On passe d’une salle de chefs-d’œuvre à l’atelier de celui qui les avait achetés.
Quand : du vendredi 9 octobre 2026 au 8 mars 2027 — samedi et dimanche de 11h à 19h, lundi et du mercredi au vendredi de 12h à 19h, fermé le mardi
Où : Fondation Louis Vuitton, 8 avenue du Mahatma Gandhi, bois de Boulogne, Paris 16e
Y aller : métro ligne 1 (Les Sablons), puis une dizaine de minutes à pied par le Jardin d’Acclimatation
Budget : environ 18 € plein tarif, réservation d’un créneau obligatoire — fiche officielle de l’exposition sur paris.fr
Mon conseil : prenez un créneau vendredi plutôt que samedi. Une ouverture de cette ampleur à la Fondation Louis Vuitton se remplit en deux jours, et le vendredi midi reste le seul moment du week-end où l’on circule. Montez au toit-terrasse avant de redescendre dans les galeries, pas après : la lumière d’octobre sur le bois de Boulogne vaut le détour, et vous n’aurez plus l’énergie d’y aller en sortant de six cents œuvres. Si vous venez en famille, l’entrée donne aussi accès au Jardin d’Acclimatation juste à côté.
Monet, peindre le temps, au musée de l’Orangerie
Description : l’exposition du centenaire de la mort de Monet, et elle se tient à l’endroit le plus logique de Paris pour cela, sous les Nymphéas. Une quarantaine de tableaux venus pour l’essentiel d’Orsay et de Marmottan, complétés par des prêts français et étrangers, pour une question unique : qu’est-ce que Monet cherchait exactement en peignant le même motif à des heures différentes ? Le parcours se referme sur le cycle des Nymphéas installé à demeure dans les deux salles ovales, qui n’a jamais aussi bien raconté son histoire.
Quand : jusqu’au 25 janvier 2027 — tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi ; ouvert vendredi, samedi et dimanche
Où : musée de l’Orangerie, jardin des Tuileries, côté place de la Concorde, Paris 1er
Y aller : métro lignes 1, 8 et 12 (Concorde)
Budget : environ 12,50 € plein tarif, réservation d’un créneau nécessaire — fiche officielle de l’exposition sur paris.fr
Mon conseil : faites le parcours à l’envers de ce que tout le monde fait. Commencez par les salles ovales des Nymphéas, vides à l’ouverture, restez-y dix minutes sans rien lire, puis descendez voir l’exposition : les quarante tableaux prennent alors un tout autre sens. L’Orangerie est petite, comptez une heure et quart, et enchaînez avec une traversée des Tuileries — c’est le plus beau mois de l’année pour le faire. Pour repérer les autres grands rendez-vous de la saison, voir aussi notre agenda des grandes expositions à Paris.
Kurt Schwitters, le chaos-monde, au musée Picasso
Description : plus de trois cents peintures, sculptures, collages et assemblages pour la première grande rétrospective française de Kurt Schwitters depuis une trentaine d’années. L’artiste allemand a passé trente ans à fabriquer de l’art avec ce que la rue jetait — tickets de tram, emballages, bouts de journaux — et à appeler l’ensemble Merz, un mot qu’il avait découpé dans une enseigne de banque. Le parcours couvre 1918 à 1948, de Hanovre à l’exil anglais, et c’est l’une des expositions les plus inventives de l’automne.
Quand : jusqu’au 7 février 2027 — du mardi au dimanche de 9h30 à 18h, fermé le lundi ; ouvert vendredi, samedi et dimanche
Où : musée national Picasso-Paris, hôtel Salé, 5 rue de Thorigny, Paris 3e
Y aller : métro ligne 8 (Saint-Sébastien – Froissart ou Chemin Vert) ou ligne 1 (Saint-Paul)
Budget : 16 € plein tarif, collections du musée incluses — page officielle de l’exposition au musée Picasso
Mon conseil : venez vendredi à 9h30 à l’ouverture. Le musée Picasso est le musée parisien où l’heure d’arrivée change le plus l’expérience : les escaliers de l’hôtel Salé sont étroits et une exposition de trois cents petits formats devient physiquement impossible à voir à partir de 14h le samedi. Gardez de l’énergie pour le dernier tiers, qui est le meilleur, et ressortez par la rue de Thorigny vers la place de Thorigny plutôt que par la rue de Turenne : vous tombez directement dans le haut Marais.
Remember Me, à la Bourse de Commerce
Description : pour les deux cents ans de la photographie, la Pinault Collection sort environ sept cents œuvres de plus de soixante-dix artistes, et refuse l’ordre chronologique. On passe de Gustave Le Gray à Dorothea Lange, de Cindy Sherman à Wolfgang Tillmans, sans fil historique mais avec des rapprochements qui fonctionnent. La rotonde est occupée par une installation de Barbara Kruger, qui à elle seule justifie d’entrer. C’est l’exposition de photo de l’automne parisien, et aussi la plus généreuse en quantité.
Quand : jusqu’au 31 décembre 2026 — vendredi de 11h à 21h, samedi et dimanche de 11h à 19h, fermé le mardi
Où : Bourse de Commerce – Pinault Collection, 2 rue de Viarmes, Paris 1er
Y aller : métro ligne 4 (Les Halles), ligne 1 (Louvre – Rivoli) ou RER A, B et D (Châtelet – Les Halles)
Budget : 15 € plein tarif, réservation nécessaire — fiche officielle de l’exposition sur paris.fr
Mon conseil : le vendredi soir est la bonne réponse. C’est le seul jour où la Bourse de Commerce ouvre jusqu’à 21h, et sept cents photographies se regardent infiniment mieux à 19h30, quand la rotonde est presque vide et que la lumière du jour a cessé de concurrencer l’accrochage. Prévoyez deux heures, pas une : c’est une exposition où l’on ralentit sans s’en rendre compte. Et n’essayez pas de tout voir — choisissez trois salles et faites-les vraiment.
Cézanne et nous, au Grand Palais

Description : l’exposition événement de l’automne, et son angle est plus intéressant qu’une rétrospective de plus. Plutôt que de raconter Cézanne, le Grand Palais raconte ce que les autres en ont fait : près de 180 œuvres qui suivent sa descendance de Gauguin et Matisse à Picasso et Mondrian, puis jusqu’à Joan Mitchell, Bridget Riley et Peter Doig. On y voit littéralement une pomme se transformer en art abstrait, salle après salle. Coproduction du Grand Palais, du Centre Pompidou et du musée d’Orsay.
Quand : jusqu’au 17 janvier 2027 — du mardi au dimanche de 10h à 19h30, nocturne le vendredi jusqu’à 22h, fermé le lundi
Où : Grand Palais, avenue Winston Churchill, Paris 8e
Y aller : métro lignes 1 et 13 (Champs-Élysées – Clemenceau) ou ligne 9 (Franklin D. Roosevelt)
Budget : environ 19 € plein tarif, réservation d’un créneau obligatoire — fiche officielle de l’exposition sur paris.fr
Mon conseil : la nocturne du vendredi jusqu’à 22h est la meilleure fenêtre de la semaine, et presque personne ne la connaît. Visez un créneau à 20h : vous aurez les dernières salles — celles où Cézanne devient Mitchell et Riley — pratiquement pour vous. Si vous venez le week-end, prenez impérativement le premier créneau du matin, pas celui de 14h, et reculez de trois mètres devant chaque tableau. Dans une exposition qui raconte une filiation, la distance fait tout le travail.
Voir Tahiti, premières photographies, au musée du quai Branly
Description : les toutes premières photographies de la Polynésie française, prises entre 1859 et 1870 par deux officiers de marine dont les regards se complètent. On y voit un Tahiti d’avant les clichés, documenté par des gens qui apprenaient encore à se servir de l’appareil, et dont les images ont pourtant fabriqué pour un siècle l’idée européenne des îles. Une exposition calme, dense et un peu vertigineuse, qui dialogue bien avec l’anniversaire de la photographie fêté à la Bourse de Commerce.
Quand : jusqu’au 31 janvier 2027 — tous les jours sauf le lundi, de 10h30 à 19h
Où : musée du quai Branly – Jacques Chirac, 37 quai Jacques Chirac, Paris 7e
Y aller : métro ligne 9 (Alma-Marceau ou Iéna), RER C (Pont de l’Alma)
Budget : 14 € le billet expositions et collections — fiche officielle de l’exposition sur paris.fr
Mon conseil : gardez-la pour le samedi, et pas pour le dimanche : dimanche matin, le quartier est coupé par les 20 km de Paris et vous passerez plus de temps à y arriver qu’à l’intérieur. Prenez le billet combiné et montez dans les collections permanentes après l’exposition, section Océanie : voir les objets dont les photographies parlent, à vingt mètres de distance, change complètement la visite. Et le jardin de Gilles Clément le long du quai reste en accès libre, même sans billet.
Gianni Versace Retrospective, au musée Maillol — dernières semaines
Description : environ 450 pièces — robes, croquis, accessoires, photographies, vidéos — pour retraverser la carrière du créateur italien, de ses références au baroque et au modernisme italien jusqu’au Pop Art. On y croise les tenues portées par Naomi Campbell, Prince ou Elizabeth Hurley. La scénographie est dense et volontairement pop : certains adorent, d’autres trouvent que ça va vite pour une rétrospective. L’exposition a été prolongée, mais cette fois c’est la fin.
Quand : jusqu’au 31 octobre 2026 — tous les jours de 10h30 à 18h30, jeudi jusqu’à 22h ; le musée Maillol est l’un des rares ouverts le lundi
Où : musée Maillol, 61 rue de Grenelle, Paris 7e
Y aller : métro lignes 10 et 12 (Sèvres-Babylone) ou ligne 12 (Rue du Bac)
Budget : environ 24 € plein tarif, de 19 à 21 € en tarif réduit — site officiel du musée Maillol
Mon conseil : l’audioguide gratuit par QR code vaut vraiment le détour ici, parce qu’une robe sans son contexte ne raconte rien. Il reste trois week-ends : si le vôtre est déjà plein, notez que ce musée est ouvert le lundi, jour où presque tous les autres sont fermés — c’est la meilleure façon de rattraper une exposition en fin de séjour.
Théâtre, concerts et spectacles
Au-delà de la Philharmonie et d’Alvin Ailey, trois rendez-vous très différents : une finale internationale de breaking au Châtelet, un spectacle musical qui termine sa série, et un concert de chambre dimanche à 11h pour ceux qui aiment commencer la journée par de la musique.
Battle Pro, la finale internationale de breaking au Théâtre du Châtelet
Description : 26e édition de la compétition de breaking la plus suivie d’Europe, et elle se tient dans la grande salle du Châtelet, ce qui n’arrête pas d’être réjouissant. Plus de cent danseurs, trois formats — Crew contre Crew, 1 contre 1 pour les kids, 2 contre 2 B-Boys et B-Girls — et des shows intercalés entre les tours, avec MC et DJ internationaux. L’ambiance est celle d’un match, pas celle d’un spectacle de danse, et c’est exactement pour cela qu’il faut y aller.
Quand : samedi 10 octobre 2026 à 20h, ouverture des portes à 18h30
Où : Théâtre du Châtelet, grande salle, 1 place du Châtelet, Paris 1er
Y aller : métro lignes 1, 4, 7, 11 et 14 (Châtelet)
Budget : de 5 à 35 € selon le placement — page officielle de Battle Pro au Théâtre du Châtelet
Mon conseil : prenez les places les moins chères sans hésiter, et même volontairement. À 5 ou 10 €, vous êtes en hauteur, et sur une battle c’est la bonne place : on voit les figures au sol que l’orchestre devine à peine, et on est au milieu du public qui fait le bruit. Arrivez à l’ouverture des portes à 18h30, l’échauffement dans le hall fait partie du spectacle. Prévoyez de finir tard, mais le Châtelet est le point le mieux desservi de Paris.
Le Roi Soleil, au Dôme de Paris
Description : vingt ans après sa création, le spectacle musical de Kamel Ouali est de retour au Dôme de Paris pour une série qui se termine dans dix jours. Louis XIV, Versailles, les costumes, les tableaux chorégraphiés et les chansons que toute une génération connaît par cœur : c’est un objet de pop culture française autant qu’un spectacle, et il s’assume comme tel. Si vous avez des adolescents à occuper un samedi soir, c’est une valeur sûre.
Quand : jusqu’au 18 octobre 2026, représentations en soirée et en matinée selon les jours ; ce week-end du vendredi au dimanche
Où : Dôme de Paris – Palais des Sports, 34 boulevard Victor, Paris 15e
Y aller : métro ligne 8 (Porte de Versailles) ou tramway T3a
Budget : plusieurs catégories selon le placement, horaires exacts et tarifs sur la billetterie — page officielle du spectacle au Dôme de Paris
Mon conseil : vérifiez l’horaire avant de réserver, parce que les matinées et les soirées alternent et que ce n’est pas le même spectacle selon l’énergie de la salle — les soirées du samedi sont nettement plus chaudes. Dans cette salle, les places de côté au premier niveau sont un meilleur rapport qualité-prix que le fond du parterre : la scène est large et les tableaux de groupe se lisent mieux en diagonale. Et comptez une bonne demi-heure de sortie côté Porte de Versailles.
Julien Libeer, Aurélien Pascal et Kevin Spagnolo, dimanche à 11h
Description : les concerts du dimanche matin au Théâtre des Champs-Élysées sont l’un des secrets les mieux gardés de Paris, et celui-ci est un beau programme : le Prélude n° 1 du Clavier bien tempéré de Bach, la Sonate n° 3 op. 69 de Beethoven pour violoncelle et piano, la Sonate op. 120 n° 2 de Brahms pour clarinette et piano, puis le Trio op. 3 de Zemlinsky qui réunit les trois musiciens. Une heure et demie sans entracte, dans l’une des plus belles salles de la ville.
Quand : dimanche 11 octobre 2026 à 11h, 1h30 sans entracte
Où : Théâtre des Champs-Élysées, 15 avenue Montaigne, Paris 8e
Y aller : métro ligne 9 (Alma-Marceau) ou ligne 1 (Franklin D. Roosevelt) ; attention aux perturbations liées aux 20 km de Paris dimanche matin dans ce quartier
Budget : de 10 à 40 € selon la catégorie, 10 € pour les moins de 30 ans — page officielle du concert au Théâtre des Champs-Élysées
Mon conseil : la catégorie à 20 €, en visibilité très réduite, est le meilleur billet de Paris pour de la musique de chambre : on entend parfaitement et sur un trio, voir les trois archets n’apporte presque rien. Mais partez tôt dimanche : les 20 km passent à deux pas et l’avenue Montaigne sera compliquée d’accès en voiture comme à vélo. Venez en métro par Franklin D. Roosevelt, et prenez un café avenue Montaigne avant — à 10h30, le quartier est encore désert.
Les sorties gratuites du week-end
En plus de la Fête des Vendanges et des 20 km de Paris, trois sorties entièrement gratuites méritent le détour : la dernière semaine de la Fête de la Science, une fête de la pomme au pied de Montmartre, et une quarantaine de rues parisiennes rendues aux enfants le samedi. Pour aller plus loin, tout est réuni dans notre sélection des sorties gratuites à Paris.
La Fête de la Science, dans les labos et les universités — gratuit
Description : c’est le dernier week-end de l’édition 2026, sur le thème « Saveurs savantes » — la science de la cuisine, du goût et de l’alimentation. À Paris, le Muséum national d’Histoire naturelle, l’ESPCI, Sorbonne Université et l’Université PSL ouvrent leurs portes : ateliers, expériences, visites de laboratoires, rencontres avec des chercheurs. Samedi après-midi, l’ESPCI tient une séance publique avec des ateliers de microfluidique ; le soir, l’Association française d’astronomie installe des télescopes au parc Montsouris à partir de 20h30.
Quand : jusqu’au 12 octobre 2026 — samedi 10 octobre pour l’essentiel des rendez-vous grand public, dimanche 11 de 12h à 18h à Sorbonne Université
Où : nombreux sites, principalement dans le 5e arrondissement (Muséum, ESPCI, Sorbonne, place Maubert) et au parc Montsouris, Paris 14e
Y aller : métro ligne 7 (Censier-Daubenton) ou ligne 10 (Jussieu) pour le 5e ; RER B (Cité Universitaire) pour le parc Montsouris
Budget : entièrement gratuit, mais beaucoup d’ateliers demandent une inscription préalable — programme officiel de la Fête de la Science sur paris.fr
Mon conseil : choisissez un laboratoire, pas un village des sciences. Les villages sont conçus pour les groupes scolaires et saturent le samedi après-midi ; les visites de labos, elles, se font à huit ou dix personnes avec un chercheur qui explique vraiment ce qu’il fait, et ce sont elles qui partent en premier — réservez ce soir, pas vendredi. Pour l’observation au parc Montsouris, prenez une vraie veste : à 20h30 en octobre, debout et immobile, on a froid en vingt minutes.
La Fête de la Pomme, boulevard de Clichy — gratuit
Description : le prolongement malin des Vendanges, en bas de la Butte : une journée entière consacrée à la pomme, avec un marché de producteurs et de créateurs, une grande tablée citoyenne, un parcours « Et si la pomme m’était contée », du street art participatif, une fanfare, des déambulations artistiques et un DJ set en fin de journée. C’est une fête de quartier, pas une opération touristique, et elle dure jusqu’à 23h.
Quand : samedi 10 octobre 2026, de 10h à 23h
Où : 120 boulevard de Clichy, Paris 18e, près de la place de Clichy
Y aller : métro lignes 2 et 13 (Place de Clichy) ou ligne 2 (Blanche)
Budget : entrée entièrement gratuite, seuls les produits du marché sont payants — fiche officielle de la Fête de la Pomme
Mon conseil : c’est l’enchaînement à faire samedi. Le défilé des Vendanges se termine vers 13h30 en haut de la Butte ; descendez par la rue Lepic jusqu’au boulevard, mangez à la Fête de la Pomme, et vous aurez fait les deux fêtes dans le bon sens sans jamais remonter une côte. En fin de journée, restez pour le DJ set : à 20h, le marché s’est vidé des familles et l’ambiance devient franchement bonne.
La Fête des rues aux enfants, dans toute la ville — gratuit
Description : première édition de cette fête qui célèbre les rues aux écoles piétonnisées depuis 2020 — plus de deux cents à Paris aujourd’hui. Samedi, une quarantaine d’entre elles deviennent des terrains de jeu : jeux au sol, animations sportives, ateliers, goûters, chaque arrondissement avec son propre programme. L’idée est très simple et plutôt belle : la sortie se trouve en bas de chez vous, pas de l’autre côté de la ville.
Quand : samedi 10 octobre 2026, la journée
Où : une quarantaine de rues aux écoles, dans l’ensemble des arrondissements parisiens
Y aller : à pied — c’est tout l’esprit de l’événement
Budget : entièrement gratuit, sans réservation — programme officiel de la Fête des rues aux enfants sur paris.fr
Mon conseil : regardez le programme de votre arrondissement vendredi soir et choisissez une rue, une seule. L’erreur serait d’en faire trois : ce sont de petites fêtes de voisinage, et l’intérêt est précisément d’y rester deux heures et de finir par connaître les gens de la rue. Si vous êtes avec des enfants qui marchent mal, visez une rue en pente douce — plusieurs rues aux écoles du 18e et du 20e sont raides, et une trottinette y devient vite un problème.
Chiner et flâner : brocantes, marchés et balades
Trois façons de passer un week-end d’octobre dehors : les brocantes de rue qui reprennent après l’été, un grand rendez-vous de pépiniéristes à trente kilomètres de Paris, et une fête foraine qui ferme dimanche soir. Le calendrier complet de la chine est dans notre agenda des brocantes et vide-greniers à Paris.
Les brocantes du week-end : rue Faidherbe et boulevard de Bonne-Nouvelle — gratuit

Description : deux rendez-vous de chine complémentaires ce week-end. La brocante de la rue Faidherbe, dans le 11e, tient les deux jours de 7h à 19h : c’est une brocante de quartier, dense, avec du petit mobilier, de la vaisselle, des vinyles et des vendeurs qui habitent à cent mètres. Le samedi, le vide-grenier du boulevard de Bonne-Nouvelle, côté Poissonnière, s’installe de 7h30 à 18h sur un tout autre registre, plus hétéroclite et plus parisien encore. Entrée libre dans les deux cas.
Quand : rue Faidherbe, samedi 10 et dimanche 11 octobre de 7h à 19h ; boulevard de Bonne-Nouvelle, samedi 10 octobre de 7h30 à 18h
Où : rue Faidherbe, Paris 11e ; boulevard de Bonne-Nouvelle, Paris 2e
Y aller : métro ligne 8 (Faidherbe-Chaligny) pour le 11e ; métro lignes 8 et 9 (Bonne Nouvelle) pour le 2e
Budget : accès entièrement gratuit — calendrier officiel des brocantes sur paris.fr
Mon conseil : samedi à 8h pour chiner sérieusement, dimanche après 17h pour négocier — les exposants préfèrent brader que remballer, et sur la rue Faidherbe la dernière heure est une autre brocante. Prenez des espèces et un sac pliable au fond de votre sac : c’est bête, mais c’est ce qui fait la différence entre repartir avec la lampe et renoncer. Et dimanche, ces deux quartiers sont à l’est du parcours des 20 km : vous y serez tranquille pendant que l’ouest est bloqué.
Les Journées des Plantes et Art du Jardin, au château de Ferrières
Description : l’édition d’automne de ce rendez-vous de pépiniéristes s’installe dans le parc du château de Ferrières, l’ancienne propriété des Rothschild en Seine-et-Marne. Une centaine d’exposants — pépiniéristes, collectionneurs, artisans du jardin, paysagistes — plus des conférences, des animations et des ateliers compris dans le billet. L’automne est la bonne saison pour planter, et c’est précisément pour cela que cette édition est la plus utile des deux.
Quand : samedi 10 et dimanche 11 octobre 2026, de 10h à 18h les deux jours
Où : château de Ferrières, rue du Château, 77164 Ferrières-en-Brie, à une trentaine de kilomètres à l’est de Paris
Y aller : RER A direction Chessy jusqu’à Bussy-Saint-Georges, puis bus 2245 direction Ferrières-en-Brie, arrêt « Château de Ferrières » ; en voiture, A4 sortie 12, parking gratuit avec navettes
Budget : 10 € la journée, 15 € le pass week-end, gratuit pour les moins de 12 ans — informations pratiques officielles des Journées des Plantes
Mon conseil : venez le samedi matin avec un cabas rigide et une liste. Les pépiniéristes de ce genre de salon sont des spécialistes, souvent les seuls en France sur leur genre botanique, et ils répondent volontiers aux questions précises — mais le dimanche après-midi, leurs plus beaux sujets sont partis. Si vous venez en RER, sachez que les plantes voyagent mal debout : prévoyez un sac à dos et renoncez aux grands arbustes, ou prenez la voiture.
La Fête à Neu-Neu, au bois de Boulogne — gratuit, dernier week-end
Description : c’est le dernier week-end de la fête foraine du bois de Boulogne, qui ferme dimanche soir après six semaines. Plus de soixante attractions sous les arbres en bordure du lac inférieur : manèges, auto-tamponneuses, train fantôme, pêche aux canards, stands de churros et de gaufres. Des spectacles et animations gratuits sont programmés le week-end, et l’entrée du site ne coûte rien — c’est la sortie familiale la moins chère du week-end.
Quand : jusqu’au dimanche 11 octobre 2026 — vendredi de 14h à 1h, samedi de 11h à 1h, dimanche de 11h à minuit
Où : bois de Boulogne, pelouse de la Muette, Paris 16e
Y aller : métro ligne 9 (La Muette) puis dix minutes à pied, ou ligne 2 (Porte Dauphine) ; dimanche matin, les 20 km de Paris traversent le bois : venez plutôt l’après-midi
Budget : entrée gratuite, de 4 à 7 € par attraction, distributeur de billets sur place — fiche officielle de la Fête à Neu-Neu sur paris.fr
Mon conseil : le vendredi à partir de 14h est le créneau à viser si vous avez des enfants : c’est le seul moment où l’on fait trois manèges sans file, alors que samedi soir on attend vingt minutes pour chacun. Achetez les tickets par carnet plutôt qu’à l’unité, et arrivez par La Muette : c’est l’entrée la plus proche, et la traversée du bois à pied en fin d’après-midi d’octobre est une raison suffisante d’y aller.
Voilà pour ce week-end du 9 au 11 octobre 2026 : trois jours de vendanges sur la Butte, une grande ouverture à la Fondation Louis Vuitton, le New York Philharmonic deux soirs de suite et une course qui rend l’ouest de Paris aux piétons dimanche matin. Si vous ne deviez retenir qu’un enchaînement : Mahler à la Philharmonie vendredi soir, le défilé des Vendanges puis la Fête de la Pomme samedi midi, et Monet à l’Orangerie dimanche à l’ouverture pendant que tout le monde regarde la course. Le reste de la semaine est dans notre agenda de la semaine à Paris, et si vous préparez un séjour complet, tout est dans les meilleures activités à faire à Paris.
Cette page est mise à jour chaque semaine avec la sélection du week-end à venir. Dites-moi en commentaire ce que vous avez vu, et bon week-end !

